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lundi 21 avril 2014

Le Mistigri du présent

Vous connaissez certainement ce jeu, qu'on appelait le Pouilleux quand j'étais d'jeune, ou le Menteur, ou encore le Vieux Garçon. Aujourd'hui, ça s'appelle le Mistrigri. On a un magnifique jeu de cartes sur la mythologie* dans lequel le Mistigri est représenté par la déesse Héra. Mais dans mon Mistigri à moi, c'est Calvin (de Calvin and Hobbes, Bill Waterson), le chenapant qui fait des grimaces.

Le principe est le même qu'avec un jeu de cartes classique : il faut constituer des paires, et celui qui reste avec le Mistigri en main a perdu la partie.



Ici, mes paires sont un sujet + un verbe au présent. Ne pas se tromper et ne pas associer un "je" avec le "dit" par exemple... Bref, ça fait réviser les conjugaisons tout en s'amusant. Même Mathurin en profite, ça ne lui fait pas de mal de revoir tout ça.

Comment jouer (2 joueurs ou plus) :

Distribuer toutes les cartes à tous les joueurs.

Chaque joueur commence par faire les paires possibles dans son propre jeu de cartes. Je vérifie chaque paire faite par les enfants, c'est quand même à la base un exercice de français ;o)

Ensuite, le joueur qui commence pioche une carte au hasard parmi celles de son voisin de droite, et voit s'il peut faire une nouvelle paire avec cette carte. Si oui, il la pose avec les autres, sinon, on continue.
Celui qui vient de se faire piocher une carte joue à son tour, en piochant chez son voisin de droite.
Et ainsi de suite.

Le perdant est donc celui qui se retrouve avec la grosse grimace de Calvin dans la main ! (Même si en fait tout le monde est gagnant puisque tout le monde a révisé ses conjugaisons du présent sans s'en rendre compte, gnark gnark gnark...).

Vous pouvez télécharger ici les cartes à découper. N'oubliez pas de coller un autocollant, ou imprimer une image, ou la dessiner vous-même, afin de représenter le Mistigri. J'ai laissé 3 cartes blanches pour ceux qui veulent varier le Mistigri selon leur humeur.
J'ai choisi de coller mes cartes sur du carton mais on peut également les plastifier.

Amusez-vous bien !

Caroline

* D'ailleurs, je recommande vivement tous les jeux Sylvie de Soye, des merveilles aussi ludiques qu'éducatives.

lundi 7 avril 2014

"Mon papier au chocolat", par Eugénie (ou l'art de la récup' éducative à la Maria Montessori, par Caroline)

Pour son anniversaire, Eugénie a décidé de distribuer des petites douceurs à toute sa classe. Son choix a été très rapide : du banana paper, comme elle dit. C'est une feuille de banane réalisée au déshydrateur. Certains de ses amis ont déjà goûté quand elle en a dans son bento, et ça a toujours un grand succès.
Pour ajouter au côté festif, on y a également mis du cacao. Du coup, le banana paper est devenu du chocolate paper !


(photo : Mathurin)


Et comme moi je ne perds jamais une occasion d'intégrer mon enseignement du français dans notre vie quotidienne (eh... sinon cékiki s'en charge, hein ?), j'en ai profité pour axer notre dernière séance de français sur cette recette. Elle a commencé par me dire qu'elle aimerait mieux faire une vidéo comme Kristina de FullyRaw, une grande référence pour elle, mais moi c'est un texte écrit dont j'avais besoin !


(photo : Takaya)
Avant la coupe

Mais que vient faire Maria Montessori dans cette histoire de papier au chocolat me direz-vous ?
Pour ceux qui ne connaissent pas cette éducation, sachez que, contrairement à l'enseignement classique qui découpe tout en "matières", l'enseignement Montessori englobe tous les aspects de la vie en un seul objectif : enseigner le monde tel qu'il est, c'est-à-dire non cloisonné, non rangé dans des tiroirs, mais totalement cohérent dans ses multiples facettes.
Autrement dit, en plus de travailler le français à partir d'une activité "cuisine", j'aurais également pu faire (et c'est ce qu'Eugénie aurait fait dans son école Montessori) :
- des maths (peser les ingrédients, calculer combien de parts aura chacun à partir de ce qu'on a obtenu, calculer le prix de revient etc)
- de la géographie (d'où viennent nos bananes, où se situent les Philippines,  quelle est la capitale...)
- de l'économie (quels sont les pays producteurs de bananes, pourquoi les nôtres ne viennent pas d'Équateur...)
- de l'agronomie (comment voyagent les bananes et pourquoi, autrement dit comment mûrit la banane)....
C'est comme ça qu'Eugénie apprend dans son école Montessori. Tout est lié, on ne découpe pas le monde en notions abstraites.

Bref ! Revenons à notre papier au chocolat. Pour cet exercice de français, j'ai procédé comme toujours : je laisse l'enfant écrire, puis on corrige ensemble. Et à partir de son texte, on travaille les points qui demandent à être travaillés.
J'aime beaucoup cette méthode parce que l'enfant apprend à écrire l'orthographe de ses propres mots : on ne lui impose pas une liste de mots "officielle" et arbitrairement décidée par des adultes qui savent tout mieux que l'enfant. Pour ce qui est de la découverte de mots nouveaux et d'enrichissement du vocabulaire, les lectures variées y répondent toutes seules, sans "il faut" intempestifs qui freinent plus l'enfant qu'autre chose...

(photo : Takaya)
Après la coupe


Voici donc la recette rédigée par la cuisinière qui vient d'avoir 8 ans, après correction :

"Mon papier au chocolat :
Je prends des bananes et je les coupe puis je les mets dans le mixer et je mets du cacao (une poudre qui remplace parfaitement le chocolat) et je mixe jusqu'à obtenir une belle purée bien marron. Après je la mets dans le desidrateure."






Si avec ça vous ne réussissez pas votre papier en chocolat... 

En français, nous avons dû travailler les points suivants :
- le présent du verbe prendre
- le présent du verbe mettre
- l'orthographe des mots remplacer, parfaitement, jusqu'à, marron.
(J'ai laissé tomber le desidrateure, ça m'a paru moins urgent).
Pour cela, j'ai fait des affiches A4 avec une police bien grosse et bien lisible, que j'ai collées dans les toilettes ! J'ai déjà testé cette méthode et ça marche...

Enfin, en culture générale, il va falloir que je revienne sur la fabrication du chocolat... ;o)

Caroline

lundi 10 mars 2014

L'école, copie à revoir




Un partage aujourd'hui sur le thème de l'éducation.

J'avais vu cette première vidéo en septembre 2013, à l'école de nos enfants (une école Montessori). Il s'agit d'une conférence de Ken Robinson mise en dessin, très sympa à regarder.
Voici la version doublée en français.



Pour aller plus loin, toujours sur le même thème, ma copine Claire Blondel parle ici plus spécifiquement de l'école française - sans les dessins mais également très sympa à regarder ;o)


Comme dit Claire : "Les enfants que nous avons aujourd'hui autour de nous sont la société de demain. Et si nous voulons que cette société de demain soit formée d'adultes qui n'ont peur d'aller de l'avant (...), eh bien il est temps de changer notre message."

Le support de la transmission du message, c'est l'éducation. À la maison, à l'école, tout le monde est concerné.

Caroline

jeudi 12 décembre 2013

La conjugaison du présent de l'indicatif mène à Noël

C'(être) ............. bientôt Noël ! C'(être) .......................  donc mon thème en ce moment pour Eugénie en français, elle (travailler) ....................... ainsi la conjugaison du présent et en même temps elle (préparer) ........................... des petites décorations pour Noël.

Je vous propose ici deux activités, très faciles à mettre en œuvre, basées sur le même principe : chaque activité doit être réalisée en suivant une série d'instructions sous forme de phrases dont les verbes sont à conjuguer au présent.
Eugénie conjugue donc le(s) verbe(s) d'une étape, puis la réalise sur son activité.

Le coloriage



J'ai imprimé un coloriage de Noël, j'ai inscrit un numéro dans chaque partie du coloriage, et j'ai rédigé les indications de couleurs pour chaque numéro.


Ici le texte de l'exercice de conjugaison (les instructions de coloriage).




Le bricolage



Là encore j'ai imprimé un découpage simple (imprimer via "download your papertoy" à gauche de la photo sur le lien), puis j'ai rédigé les instructions du montage.


Et voici le texte de l'exercice de conjugaison (les instructions de montage).


Vivement Noël !

Caroline

mardi 12 novembre 2013

Le Trivial Pursuit des conjugaisons

Le jeu des 7 familles des conjugaisons, c'est bien, mais il faut changer parfois ! Alors j'ai créé ce jeu de plateau, calqué sur le principe du classique Trivial Pursuit : l'objectif est ici de ramasser toutes les pièces d'un puzzle que l'on reconstitue au fur et à mesure des gains, tout en passant par des cases de couleurs qui posent des questions de conjugaison.


Ce concept peut bien entendu s'adapter à tous les temps grammaticaux, il suffit de décider au début quel temps on va travailler. En ce qui nous concerne, pour le moment, Eugénie n'en est qu'au présent.

Les couleurs reprennent mes couleurs de groupes verbaux : violet pour le 1er groupe, rouge pour le 2ème, jaune pour le 3ème, et orange pour les auxiliaires. Mes vignettes-questions respectent donc ces couleurs.

Les cases numérotées indiquent la pièce que l'on gagne. Chaque puzzle est donc découpé en 9 pièces.




J'ai choisi des tableaux parce qu'Eugénie aime beaucoup l'art, mais j'aurais pu prendre n'importe quelle image évidemment. Vous pouvez donc vous amuser à choisir les images en fonction des goûts de l'enfant, ou pourquoi pas découper de jolies cartes postales en 9 pièces de puzzle. N'oubliez pas numéroter les pièces au dos, c'est ce qui fait l'intérêt de la course !


Règles du jeu :

  • Chaque joueur reçoit un pion (une figurine Lego chez nous) et choisit une image. On a également besoin d'un dé.
Moi j'ai l'aventurière pas aimable, Eugenie a la star blondasse,
et Mathurin a le débile du milieu.
  • Pour commencer, chacun se positionne sur une case-numéro de son choix (sans pour autant gagner la pièce correspondante de son puzzle !).

  • Le premier joueur lance le dé, et avance où il veut, en fonction du chiffre indiqué par le dé. Il arrive sur une couleur, et doit piocher une vignette-question de cette couleur. 
    Mathurin avait préparé des petites boîtes en lego
    pour placer les vignettes-questions.


     



  • Qu'il réponde juste ou non n'influence pas sa progression : l'enfant est là pour apprendre tout en s'amusant, pas être sanctionné sur ce qu'il ne sait pas. Chez nous, Eugénie a parfaitement le droit de consulter ses roues de conjugaisons si elle le souhaite.
Ça rigole pas. La blondasse et le débile casqué
en sont venus aux armes.

  • C'est au tour du joueur suivant, et ainsi de suite.
Les vignettes utilisées sont placées devant chaque boîte.

  • Quand un joueur arrive sur une case-numéro, il prend la pièce de son puzzle qui correspond à ce numéro.

  • Le gagnant est celui qui a reconstitué son puzzle le premier.
Vaiqueur : le gugus masqué

Suivi de : la diva hystérique

Bonne dernière : l'aventurière mal b...isouillée


Vous trouverez ici le matériel suivant :

Je vous conseille vivement de plastifier le tout pour un usage plus facile et plus durable !

Caroline

lundi 28 octobre 2013

Domino pronom personnel - groupe nominal


Ce qu'il est laid, ce titre. Ce que je déteste ces mots techniques pompeux et cassants.
Eugénie ne les connaît pas, et je ne suis pas près de les lui donner. D'ailleurs Mathurin, 11 ans, ne les connaît pas non plus.
Mais bon, je vois le côté pratique de la transmission du matériel aujourd'hui, et je doute qu'un titre plus fun comme domino "qui est qui ?" ça facilite une recherche.

Alors allons-y pour le domino pronom personnel - groupe nominal...

Hier pendant le français, j'ai noté qu'Eugénie avait parfois du mal à savoir à quelle personne conjuguer un verbe à l'infinitif dans une phrase comme "les fleurs (être) jolies". Du mal encore à faire la relation entre le fameux groupe nominal (qu'on appelle chez nous "la personne qui fait l'action") et le pronom ("le petit mot qui peut remplacer la personne qui fait l'action"). Parce qu'en plus, les fleurs, c'est pas vraiment des personnes.



Alors vite vite je ressors mon domino fait il y a 4 ans pour son frère. À croire qu'ils rencontrent les mêmes difficultés, à moins que tous les enfants en passent par là ? Peu importe, voici quand même le fichier ici.

Et si vous avez une idée pour qu'elle arrête de décider que "son frère et sa sœur" ça fait "elles" parce que "c'est pas juste du tout", je suis preneuse...

Caroline

dimanche 13 octobre 2013

Les groupes de verbes en français

Ça y est, Eugénie sait conjuguer les verbes en -er au présent ! Elle utilise de moins en moins la roue de conjugaison lorsque nous jouons au domino du présent.

Mais... désillusion quand elle découvre que dans la vie, il n'y a pas que des verbes en ER... et qu'il va falloir apprendre les conjugaisons des autres également !
Voici donc comment nous avons abordé cette notion des groupes de verbes (matériel à télécharger en fin de billet).

Avant tout, mettre les points sur les i : tu sais ce qu'est un infinitif ? Non, bon, c'est bien ce que je pensais. Alors commençons par là.

Les infinitifs :

Je donne des vignettes à Eugénie : les verbes de base de tous les groupes sans distinction, infinitifs et verbes conjugués mélangés. Elle doit reconstituer les "familles". La vignette "je veux" va dans la même famille que la vignette "vous voulez" et que la vignette "vouloir".





Une fois qu'elle a ses familles, je lui donne la planche qui sert à trouver les infinitifs.
Elle doit disposer les vignettes d'une même famille dans les bonnes cases. Il apparaît très vite qu'une seule vignette peut aller après "il faut". C'est ce qu'on appelle l'infinitif. Ou autrement dit le "nom de famille" du verbe, qui se décline ensuite en personnes.





Affaire classée.


Ensuite, les groupes :

Eugénie doit reprendre tous les infinitifs qu'elle vient de voir, et les classer selon leur terminaison. Invariablement on obtient un tas de ER, un tas de IR, et un tas d'inclassables.
Je lui montre alors que les ER vont dans la colonne "groupe 1" de la 2ème planche. J'en mets quelques uns, elle met les autres. Je lui demande d'inscrire "ER" dans la case "groupe 1".
Et puis tous les inclassables vont dans la colonne "groupe 3". Nous le faisons ensemble, et je reprends l'appellation de "poubelle" qu'avait choisie Mathurin pour qualifier ce groupe ! Et elle dessine une "poubelle".

Il reste les verbes en IR.
Je lui demande de trouver toutes les vignettes "nous" qui correspondent aux infinitifs en IR qu'elle a devant elle. À partir de là, on cherche si on peut les classer. Et on trouve que certains se ressemblent : ils se terminent en ISSONS.



Alors je lui dis que les infinitifs de ces verbes-là sont à ranger dans la colonne "groupe 2" de son tableau. Et les autres... poubelle ! Enfin "groupe 3", si un grammairien m'entendait...





Je mentionne enfin la particularité du verbe aller, qui se termine en ER et qui pourtant se conjugue différemment et va donc en groupe 3... Et bien sûr, je ne manque pas de souligner à quel point notre belle langue française est amusante et surprenante quand elle me dit que c'est n'importe quoi...



Et c'est ainsi qu'Eugénie a appris d'abord les infinitifs, ensuite les groupes de verbes.


Caroline

samedi 28 septembre 2013

Le présent des verbes du premier groupe

Eugénie est dans les starting blocks pour les conjugaisons.
Elle a en fait très très envie de jouer au jeu des 7 familles des verbes. Elle se souvient de nos parties, à Mathurin et moi, parties animées, pleines de rires et d'enervements (ambiance bon enfant, on s'enervait pour le jeu quand on n'arrivait pas à obtenir la bonne carte), alors qu'elle, pauvrette de 3 ans qui ne savait pas encore lire, ne pouvait pas participer...
C'est d'ailleurs fou qu'elle s'en souvienne 4 ans après. Elle a vraiment dû être traumatisée et se sentir exclue du monde de la grammaire française ;o)

Elle y est presque, au fameux jeu des 7 familles ! Elle doit cependant franchir encore une étape : prendre vraiment conscience que les terminaisons sont liées au sujet du verbe. Elle le sait plus ou moins, mais à partir de maintenant, elle doit vraiment l'intégrer.

Nous commençons donc par les verbes du premier groupe, les verbes en -er.
Je lui donne un texte extrait du manuel La grammaire amusante, Le passé, le présent et le futur, de Françoise Bellanger, chez Retz.


Ce texte ne comporte que des verbes du premier groupe, conjugués aux 3èmes personnes, du singulier et du pluriel.
L'exercice consiste à repérer les terminaisons : le singulier se termine par -e, le pluriel par -ent.




Nous poursuivons avec les autres personnes. Cette fois, je m'appuie sur le manuel Des jeux pour s'entraîner en grammaire et en conjugaison, de Catherine Barnoud, toujours chez Retz.


Afin de pouvoir faire ces jeux (p. 33, 34 et 35 du cahier), je donne à Eugénie la roue de conjugaison des verbes en -er pour le présent :





Enfin, nous pouvons jouer au domino du présent des verbes du 1er groupe. Et ça, ça lui plaît énormément.




Eugénie garde sa roue de conjugaison à côte d'elle et elle peut la consulter quand elle veut. C'est à dire tout le temps au début. Mais vite, elle la regarde de moins en moins. Et quand je lui dis "Bravo !!!" lorsqu'elle trouve la bonne carte sans consulter la roue, elle me répond d'un air désabusé : "Je suis plus un bébé, Maman, j'ai pas besoin d'être acclamée."
Bien bien... Mais... et si c'était moi que j'acclamais, fière d'avoir su lui faire comprendre le présent de l'indicatif, heiiiiin ?



Attiré par l'ambiance tripot, Nonki le Pingouin veut participer. Il veut jouer de l'argent, il a même apporté sa pièce.




Au fait, je n'ai malheureusement pas le fichier du domino à vous transmettre, il a disparu il y a 4 ans dans un crash d'ordinateur...

Caroline

PS : Tout cela nous a pris 3 séances d'une heure chacune.


dimanche 22 septembre 2013

Les roues de conjugaisons




Ce matériel est vraiment formidable pour manier et mémoriser les conjugaisons. Les roues sont très faciles à réaliser, il suffit d'avoir du papier fort (ou du carton), et des attaches parisiennes. Le rapporteur est un plus, mais le contour d'un bol fonctionne aussi très bien.


Réalisation d'une roue de conjugaison :

1 - Découper 2 disques de la même taille dans un papier de couleur et un papier blanc. J'ai arbitrairement choisi le violet pour les verbes du 1er groupe, le rouge pour le 2ème groupe, le vert pour le 3ème groupe, et le jaune pour les auxiliaires.
Note : ces couleurs sont reprises dans mes cartes des 7 familles sur les conjugaisons.


2 - Le disque de couleur est sur le dessus, le blanc en dessous.

3 - Percer le centre de chaque disque et fixer l'attache parisienne afin de maintenir les 2 disques ensemble.

4 - Découper 2 encoches diamétralement opposées sur le disque de couleur.

5 - Inscrire le pronom je sur le disque blanc dans l'encoche gauche du disque de couleur, et (sans tourner la roue) inscrire la terminaison correspondante e dans l'encoche à droite.


Tourner un peu le disque du haut dans le sens des aiguilles d'une montre, inscrire à gauche tu et à droite es. Faire de même pour toutes les personnes.

(Les lignes de séparation sont en fait inutiles)

Caroline

dimanche 15 septembre 2013

Juste avant d'aborder les conjugaisons

Maintenant qu'Eugénie a bien intégré ce qu'est un verbe (c'était ici), elle est presque prête à aborder la conjugaison.
Mais avant de conjuguer le verbe promettre à l'imparfait du subjonctif, il faut m'assurer qu'elle se repère bien dans la ligne des temps grammaticaux.

J'ai à nouveau repris le matériel fabriqué pour Mathurin, et je l'ai proposé à sa sœur.
Rien de plus simple dans cette réalisation :
Une feuille de papier, une flèche épaisse qui va de gauche à droite, et le tout divisé en 3 colonnes.
Trois séries de vignettes (3 couleurs) :

  • Série 1 : les mots "Passé", "Présent", "Futur".
  • Série 2 : des mots comme hier, avant, il y a 100 ans / maintenant, aujourd'hui, de nos jours / demain, plus tard, dans un mois etc...
  • Série 3 : des phrases simples au passé, au présent, et au futur.




Je montre à Eugénie où je place (arbitrairement en plein milieu) le mot "maintenant", en mettant une flèche découpée à cet endroit.
On place ensemble les vignettes "Passé", "Présent" et "Futur" dans la flèche violette.

Puis je lui donne des vignettes "actuellement", "hier", "dans deux jours"... Et elle doit les mettre dans les colonnes au-dessus de la flèche violette.

Ensuite, nous passons à des phrases simples, qu'elle doit également placer sur la ligne du temps, dans les colonnes du bas.





Ça a l'air facile et évident... Mais en grammaire, il est toujours bon d'insister sur ces notions qui paraissent évidentes.

Et une dernière chose "évidente" : est-ce qu'elle percute bien à quoi servent les petits mots je, tu, il, nous, vous, ils ?
On les appelle chez nous les personnes (le mot pronom viendra plus tard).
Alors hop, un petit exercice pour m'assurer que tout cela est vraiment bien compris. Parce que d'accord, "mon père" peut être remplacé par "il", mais... "la chatte et ses chatons" ? Or la litanie je, tu, il, nous, vous, ils est à la base de toute conjugaison, alors autant que ce soit bien compris.


Il s'agit encore de vignettes à manipuler : des groupes nominaux à placer dans les cases (les pronoms) d'un tableau.
J'insite sur la manipulation des concepts : cette manipulation rend les notions abstraites plus concrètes. L'enfant s'approprie ainsi plus facilement les concepts que si on lui donne une feuille de papier en lui demandant de relier (ou entourer, ou colorier etc) les notions.

(Télécharger l'exercice sur les personnes grammaticales)

Enfin, je relie ces deux exercices.
Je prends ma vignette "maintenant" du premier exercice (sur les temps), et je prends le tableau du deuxième exercice. Je place la vignette devant la case "je", et je demande à Eugénie : "Avec le verbe manger, si je veux faire une phrase, ça donne quoi ?". Elle répond : "Maintenant, je mange".
Je descends la vignette "maintenant" devant le "tu", et elle répond : "Maintenant, tu manges". Et ainsi de suite, elle conjugue sans le savoir le verbe manger au présent de l'indicatif à toutes les personnes.
Je fais la même chose avec la vignette "demain", et c'est le futur qu'elle énonce.
Je prends enfin la vignette "hier", et je refais le même processus. Spontanément, c'est de l'imparfait qui sort, mais ça aurait aussi pu être du passé composé, peu importe.
Ce qui compte, c'est qu'elle comprenne que

  1. le verbe change selon le temps (hier, maintenant, demain)
  2. le verbe change selon la personne.
C'est la base-même des conjugaisons.
Désormais, elle est prête à apprendre à les écrire.

Caroline