Affichage des articles dont le libellé est Cosmétiques et soins naturels. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cosmétiques et soins naturels. Afficher tous les articles

samedi 8 février 2014

Le baume d'hiver qui sent l'été

L'huile de coco, ça sent si bon ! Ça sent les vacances, le soleil, la mer... Rien de mieux pour nous dorloter au cœur de l'hiver.
Que ce soit sur les lèvres un peu sèches de mes mousses ou sur mes blanches mains mises à mal par la sécheresse de l'hiver tokyoïte, ce baume fait merveille.

photo : Mathurin

Comme d'habitude, j'ai fait simple. J'ai pris mon huile de coco bio, celle que je mets dans la cuisine. À cette huile, deux autres ingrédients viennent s'ajouter pour réaliser ce baume : le beurre de karité et la cire d'abeille.

Ingrédients pour 80g de baume :
  • cire d'abeille 10g
  • beurre de karité 30g
  • huile de coco 40g

Réalisation :

Dans un bain-marie non bouillant, commencer par faire fondre la cire d'abeille et le karité. Ajouter ensuite l'huile de coco, bien mélanger.
Verser dans un pot préalablement bien nettoyé à l'alcool, fermer et laisser durcir.

photo : Mathurin

Ce baume se conserve bien à température ambiante en hiver. Prévoir de le mettre au frigo en été s'il devient trop mou ; mais même à température ambiante lorsqu'il fait chaud, ses ingrédients ne s'oxydent par facilement.

Facile à faire, facile à conserver, facile à vivre. Une peau douce. Et une odeur... miam !

Caroline

jeudi 17 octobre 2013

Patafesse pour les bébés

Deux petits bébés ont pointé le bout de leur nez dans notre entourage il y a peu. Le même jour. À la même heure. Normal, ils sont jumeaux !
Le papa a dit qu'ils ressemblent à "deux petits vieux pleins de rides" ; ça leur sera répété à leur majorité, non mais.

En attendant, je leur ai fait une crème anti-rides. Enfin un baume anti-fesses-rouges plutôt, ce que j'appelle une patafesse. Et qui s'appelle ici un bottie balm, parce que ce sont des bébés qui parlent anglais.



La formule reprend la base de ma formule de baume universel.


Patafesse pour les bébés

  • cire d'abeille 12,5g
  • beurre de karité 25g
  • huile de jojoba 50g
  • argile blanche 1/2 cuillère à café
  • vitamine E naturelle 5 gouttes

Mode opératoire :

Faire fondre la cire et le karité au bain-marie. Ajouter la vitamine E. Puis l'huile, qui va se figer le temps qu'elle se réchauffe. Quand tout est bien fondu et mélangé, ajouter l'argile.
Mettre en pot, laisser durcir et conserver au frigo.


La cire d'abeille est filmogène : elle dépose un film sur la peau qui empêche l'humidité de l'irriter, tout en laissant la peau respirer.
L'huile de jojoba nourrit, rééquilibre, calme et cicatrise la peau.
Le beurre de karité est anti inflammatoire, apaisant, et régénère la peau.
L'argile blanche est adoucissante et apaisante pour les peaux irritées et sensibles.
Et la vitamine E est un anti oxydant et un anti inflammatoire. De plus, elle agit comme conservateur naturel pour le baume.

Et bien sûr, tous les produits sont bio ! Pour l'amour des fesses de bébés...

Caroline

vendredi 13 septembre 2013

Savons à la cannelle

Pour la première fois depuis des années, j'ai dû utiliser un savon du commerce... La dèche, plus un seul savon maison ! Il faut dire que nous en avions distribué en fin d'année scolaire, en cadeaux pour les enseignants, pour les amis qui quittaient le Japon...
Vite vite il fallait refaire le stock !



J'ai fait comme d'habitude des savons qui servent également de shampoing (surgraissés à l'huile de ricin, une huile formidable pour les cheveux). J'avais envie de jouer un peu, alors j'ai cherché dans mes placards avec quoi je pourrais bien leur donner un peu de couleur. J'ai trouvé de la cannelle en poudre, alors hop, j'ai mis (plein) de cannelle en poudre.
J'avais des petites boules de savon blanc à recycler, alors hop, je les ai plongées dans la pâte à savon une fois coulée dans le moule.

L'odeur de cannelle est légère par rapport à la main non légère que j'ai eue en versant ma cannelle en poudre...


Voici la formule que j'ai utilisée :

  • 210g d'huile de coco (pour la mousse et l'effet lavant)
  • 70g d'huile de ricin (pour les cheveux, mais excellente aussi pour la peau)
  • 350g d'huile d'olive (pour la douceur)
  • 88g de soude (à recalculer)
  • 200g d'eau
À la trace : poudre de cannelle (quantité ?) et huile de ricin (environ 10% du total des huiles).


Ce savon est assez long à sécher du fait de la proportion d'huiles (beaucoup d'huile d'olive), et du fait de notre climat en ce moment. Septembre est un mois humide au Japon, c'est la 2ème saison des pluies. Et même quand il ne pleut pas, l'humidité est parfois de 95% dans l'air...

Mais je suis patiente.
Il le faut bien, avec les savons.

Et pour finir, regardez comme ils étaient jolis à la coupe... Dommage, la couleur s'est unifiée !





Caroline

PS : Fabrication du savon, c'est ici

mercredi 19 juin 2013

Coup de soleil ?

C'est la saison des pluies au Japon. Les typhons de succèdent et bottes en caoutchouc et parapluies sont plus d'actualité que la crème solaire, mais mais mais... ! Ça ne va pas durer (c'est ce qu'il faut se dire quand on a une atmosphère tellement épaisse d'humidité qu'on dirait de la soupe).
Et l'été au Japon, c'est un soleil qui tape très fort. Certes, je vais en France cet été, et en plus là où je vais le soleil ne tape pas très fort (euphémisme). On me conseille même de ne pas oublier les polaires et on fera peut-être un petit feu dans la cheminée...
Sait-on jamais !

Je prends facilement des coups de soleil, et ça fait maaaaaaal... Pendant des années, j'ai essayé de fabriquer une crème écran total. Jamais réussi. Je sais comment protéger la peau, limiter l'agression, mais je n'ai jamais réussi à faire aussi "bien" que les écrans totals (écrans totaux ?) du commerce, pleins de parabens et autres réjouissances de la sorte. Mais ça fait longtemps que j'ai pris une décision : je ne m'expose pas. De toute façon le bronzage ne va pas avec la couleur de mes yeux.

Par contre, il m'arrive de prendre des coups de soleil imprévus. Genre il fait tout gris quand on part le matin, et hop les nuages s'écartent pour laisser place à un soleil radieux (quand je suis en vacances en France). Ou bien j'ai mal tartiné mon écran-total-chimique-mais-terriblement-efficace, j'ai oublié 10 cm2 de peau, et je crame (ça, c'est pour les lieux de vacances où je me mets en maillot de bain).
Et les coups de soleil, ca fait vraiment mal...

J'en viens au fait : le meilleur soin réparateur après-soleil que j'aie jamais utilisé, c'est l'aloé ! Avant, je pensais qu'il fallait plutôt graisser pour réparer, mais que nenni, ça ne m'empêchait pas de brûler, gratter, cloquer, puis peler.



La pulpe de l'aloé vera, transparente et visqueuse, doit être appliquée le plus tôt possible. Vous pouvez la cueillir directement à la source si vous avez une plante chez vous, ou acheter en prévision un gel qui contiendra au moins 95% de jus d'aloé vera (bio, évidemment !).
Mettez-en le plus souvent possible, et je vous garantis que vous ne desquamerez pas. De plus, le gel d'aloé apaise rapidement la sensation de brûlure.

Conserver l'aloé frais au frigo

Il est 
apaisant
cicatrisant
anti-inflammatoire
hydratant
et nourrissant.
Il contient des vitamines, des minéraux, des polysaccharides et des acides organiques, bref du vivant qui vous veut du bien.

Caroline

mercredi 15 mai 2013

Spray anti-moustiques naturel



L'été va arriver. Et forcément, les moustiques qui vont avec ne vont pas traîner. Ici à Tokyo, croyez-moi, les moustiques, c'est du sérieux. Alors pour ne pas être pris au dépourvu, c'est le moment de préparer un spray répulsif à moustiques naturel.
Oh, je ne dis pas qu'il sera plus efficace qu'un horrible spray chimique acheté en magasin. Mais au moins, il ne vous causera pas les dommages que provoquent les molécules synthétiques comme le DEET (petit nom du diethyl-toluamide), une substance neuro-toxique interdite aux plus petits.

Si vous choisissez de fabriquer vous-même ce spray anti-moustiques, n'oubliez pas d'en appliquer plusieurs fois par jour. Cela implique de le conserver sur soi lorsqu'on sort et de se pshitter régulièrement.

Formule :
Remplir un spray de 100ml aux 3/4 d'eau.
Ajouter un peu de vodka (pour disperser les HE), et du vinaigre blanc (les moustiques n'aiment pas son piquant), puis les HE suivantes :
- eucalyptus citronné 30 gouttes
- citronnelle de Java 30 gouttes
- géranium rosat 20 gouttes
- menthe poivrée 10 gouttes

N'oubliez pas de bien bien secouer avant d'utiliser.

Note : cette formule doit être adaptée pour les moins de 4 ans : même dosage, l'HE de menthe poivrée en moins.

Sachez par ailleurs que les vilains moustiques sont surtout attirés par les odeurs fortes (ne restez pas en sueur après le sport et mettez du bicarbonate dans vos chaussures si vous transpirez beaucoup des pieds). Ils aiment également le parfum et les gels-douche parfumés (quoi, vous en mettez encore ?). Et ils adorent les eaux stagnantes dans les coupelles des plantes.

La guerre aux moustiques est ouverte !

Caroline

samedi 11 mai 2013

Baume pour les mains très sèches

L'originalité de ce baume est de contenir de l'argile blanche. L'argile blanche est un excellent soin pour les peaux sèches ou irritées, en masque ou en cataplasme. J'ai donc pensé qu'elle avait sa place dans ce baume pour mains très sèches.
Comme l'argile verte, mais plus douce, elle est cicatrisante : ce baume sera donc en plus parfait pour les mains gercées ou crevassées.



Formule :

- 1 part de cera bellina (peut être remplacée par de la cire d'abeille vierge)
- 3 parts de beurre de karité
- 1 part d'huile de noix de coco
- 3 parts d'huile de jojoba
- 4 gouttes de vitamine E (facultatif)
- 2% du poids total en argile blanche.

Je n'avais pas envie de me casser la tête avec les calculs, j'ai donc fait très simplement : puisqu'il y a 8 parts au total, j'ai fait 80g de baume. Ce qui me donne les poids suivants :
- 10g de cire
- 30g de karité
- 10g d'huile de coco
- 30g d'huile de jojoba
- (4 gouttes de vitamine E)
- 1,6g d'argile blanche.

Faire fondre au bain-marie la cire et le karité (et la vitamine E), puis ajouter les huiles. Retirer du bain-marie, ajouter l'argile tout en continuant de mélanger pour qu'elle ne tombe pas au fond. Quand la préparation commence à épaissir, couler dans le pot, et laisser refroidir.

En une seule application, ce baume répare les mains abimées ou très sèches.

Caroline

vendredi 3 mai 2013

Savons graphiques

Mes savons cache-cache m'avaient bien plu. Mais je trouvais les surprises un peu trop discrètes à l'intérieur. Normal, c'était des chutes ou des restes de savons précédents, et je n'en avais pas beaucoup.
Cette fois, j'ai décidé de fabriquer directement les morceaux qui allaient servir d'inclusions dans un nouveau savon.

Je ne suis pas mécontente de l'effet visuel de ce savon qui, une fois coupé, donne 8 tranches toutes (ou presque) différentes les unes des autres.

Les savons bariolés

Le savon discret

Le ticket de métro parisien délavé...

Bien sûr, il s'agit d'un savon-shampoing réalisé avec ma formule de base.

J'ai d'abord tambouillé un savon gris en mettant 1/4 de mes proportions habituelles, et en le colorant avec le contenu de 2 gélules de charbon actif. J'ai laissé la pâte durcir au fond de mon moule rectangulaire, puis j'ai découpé des formes dans ce rectangle plat :

En comparant cette photo avec les précédentes, on voit bien
l'évolution de la couleur. Du gris, le savon est passé au bleu ardoise
en une semaine. Les mystères de la soude...

Quelques jours après, j'ai refait une pâte à savon, sans la colorer (cette fois, les 3/4 du poids habituel des huiles). Lorsque la trace a été assez épaisse, j'ai versé un peu de pâte blanche dans le moule, en disposant de ci de là mes plaques de savon gris. C'est pour cela qu'il faut attendre une trace assez épaisse, sinon le savon gris s'enfoncerait.

J'ai ensuite coupé mon savon en respectant le timing du savon blanc.

Conclusion personnelle : c'est amusant, le savon à inclusions. Mais ça prend 2 fois plus de temps !

Caroline

lundi 29 avril 2013

S.O.S bobos !



Quand les enfants étaient plus petits, j'ai nettoyé bien des bobos, j'ai séché de nombreuses larmes et j'ai fait des centaines de bisous guérisseurs sur des blessures plus ou moins importantes.
Et j'ai appuyé je ne sais combien de fois sur le pschitt de mon spray désinfectant-cicatrisant fait maison qui ne quittait pas mon sac.

Je n'en ai plus besoin, les mousses sont plus grands.
Mais il nous a été tellement utile, que j'en partage aujourd'hui la formule.

Spray S.O.S bobos (égratignures, plaies ouvertes, irritations, piqûres d'insectes, coupures, brûlures...) :

- Remplir un flacon vaporisateur de 100 ml avec une solution de chlorure de magnésium*.
- Y ajouter 20 gouttes d'HE de lavande vraie (dite aussi officinale).
C'est tout !

Les ingrédients magiques de cette formule :
- Contrairement aux antiseptiques qui détruisent les germes ET les tissus sains tout autour, le chlorure de magnésium augmente la résistance des cellules saines pour triompher des virus et bactéries.
- L'HE essentielle de lavande vraie est quant à elle formidable pour les affections de la peau : antiseptique naturelle, elle s'attaque aux germes tout en respectant les tissus et favorisant la cicatrisation.

Ce mélange tout simple et bon marché permet de faire d'une pierre 4 coups !
1) d'abord nettoyer la plaie des saletés 
(en remplacement de l'eau qu'on n'a pas forcément sous la main, 
il suffit de pschitter en quantité pour faire couler les saletés), 
2) nettoyer la plaie des germes, 
3) stopper le sang qui coule, 
4) et amorcer la cicatrisation.

Un indispensable pour toutes les mamans de petits cascadeurs.

Caroline


* Pour faire la solution de chlorure de magnésium, il faut mélanger un sachet de 20g de chlorure de magnésium (moins de 2 euros dans les pharmacies en France) dans 1 litre d'eau.


mercredi 24 avril 2013

Des savons cache-cache

J'avais des chutes de savon, trop petites pour être utilisées pour la toilette, que je conservais dans une petite boîte. Je n'aime pas jeter. Surtout ce que j'ai produit de mes blanches mains (gantées de caoutchouc bleu quand je fais du savon).
Alors j'ai décidé de les cacher dans une nouvelle pâte à savon. Et à la découpe, les surprises sont apparues :

Ces deux petites perles de savon manquent de peps, le contraste n'est pas assez franc. Mais je ne déteste pas, c'est discret.



Ici c'est plus marqué et plus rigolo.










Le seul problème de ce savon (réalisé avec ma formule de base) est que, une fois n'est pas coutume, j'ai voulu le parfumer. J'ai des huiles de bain que je ne vais jamais utiliser en tant que telles (je n'aime pas le parfum surtout quand il reste sur la peau). Alors pourquoi ne pas en mettre quelques gouttes dans un savon, me suis-je dit ingénument... Mal m'en a pris, Eugénie a vu les savons, a dit qu'ils étaient jolis, puis a demandé en fronçant le nez : "Ça vient d'où cette odeur ???".
Une odeur de rose, soit dit au passage...
Bien bien bien...
Ils sentent trop fort, c'est un fait. Pourvu que la cure atténue - voire annule - ce parfum... Chez nous on n'aime pas les produits de soin parfumés !

Allez, on ne va pas rester sur une mauvaise impression, et on va vite refaire un savon à inclusions sans parfum !

Caroline

vendredi 19 avril 2013

L'huile essentielle d'orange douce

Loin d'être indispensable, l'huile essentielle de citrus sinensis est si peu chère que ça ne vaut pas le coup de s'en priver !



Ce qui me séduit le plus, c'est son odeur. En diffusion, elle parfume l'air si agréablement que je m'en sers presque quotidiennement. Comme elle est calmante et sédative, elle est plutôt à réserver au soir. Les mousses adorent quand on en diffuse dans la chambre avant le coucher. Et en synergie avec la lavande, c'est tout bon pour glisser tranquillement dans les bras de Morphée...

Les utilisations que je fais de l'huile essentielle d'orange sont les suivantes :

En diffusion :
- En fin de journée pour préparer au sommeil (seule, ou avec de la lavande ou du petit grain bigarade).

En soin :
- Dans mon roll on de soin du visage (c'est ici), un pur bonheur olfactif ! Et accessoirement très intéressante comme tonique cutané. Attention, cette HE est photosensibilisante, il faut donc éviter l'exposition au soleil après application.

En gourmandise :
- Sur une pastille neutre : 1 goutte pour un petit bonbon calmant et digestif.
- Quelques gouttes dans de l'huile d'olive sur la salade.
- 2 gouttes dans une petite cuillerée de miel, à mélanger dans un yaourt au lait végétal.
- Quelques gouttes lors de la fabrication des chocolats maison (recette ici).
- Quelques gouttes dans un verre de lait végétal.

Et comme elle est sans contre indication, n'hésitez pas à en faire bénéficier les enfants : ils vont adorer !

Caroline

vendredi 5 avril 2013

L'huile essentielle de tea tree

Ah, le tea tree. Un indispensable, à la maison comme en voyage ! Son nom latin, melaleuca alternifolia, est assez souvent utilisé, cependant je préfère celui de tea tree, moins compliqué.

Une huile essentielle de base, vous dis-je : très antiseptique, à large spectre, elle me sert autant dans mes produits ménagers que dans ma petite pharmacie.
Elle a en plus l'avantage d'être dénuée de contre indication.

Voici en détails les usages que j'en fais :

En remède naturel :

Usage interne : 2 gouttes de tea tree sur un comprimé neutre ou une petite cuillère de miel, 3 ou 4 fois par jour, à partir de 4 ans, dans les cas suivants :
- Toux (associer avec un massage d'1 goutte de tea tree sur la poitrine en externe)
- Mal de gorge (associer avec 1 goutte de tea tree directement sur la gorge en externe)
- Enrouement
- Coup de froid (associer avec 2 gouttes de ravintsare en interne)
- Diarrhée (associer avec 1 goutte de tea tree + 1 goutte d'estragon en massage externe sur le ventre)
- Baisse des défenses immunitaires (associer avec 2 gouttes de ravintsare en interne)
- Fatigue

Usage externe :
- 1 goutte sur la brosse à dents pour lutter contre la plaque dentaire et la gingivite
- 1 goutte sur les piqûres d'insectes
- 1 goutte sur une mycose cutanée, plusieurs fois par jour (associer avec 1 goutte de laurier noble)
- 1 goutte sur une petite plaie qui pourrait s'infecter ou un bouton écorché

Dans un baume :

Incorporer quelques gouttes de tea tree dans un baume lors de sa fabrication (formule ici), après tiédissement de la préparation, mais avant que le baume ne fige, pour soigner les lèvres gercées, les petites plaies, les crevasses.

Dans les produits d'entretien :
- dans le spray tous usages (formule clic)
- dans la crème à récurer (formule clic)

Bref, le tea tree est mon ami !

Caroline

lundi 1 avril 2013

Fabrication du savon à la maison : ma formule de base

Ma bible du savon fait maison (en anglais) :

J'y ai tout appris sur la chimie du savon, son histoire, sa fabrication à la maison, les détails techniques sur les ajouts possibles, les propriétés des huiles, leurs synergies etc etc...
Mais finalement, j'ai simplifié tout ça en une formule qui me convient parce qu'elle est simple, efficace, et parce que ce sont des huiles que je trouve facilement.

Ainsi, quand je fais un savon, je me contente (la plupart du temps) de 3 huiles principales dans les proportions suivantes :
- 350g d'huile de coco
- 200g d'huile d'olive
- 150g d'huile de tournesol

L'huile de coco donne un savon dur, qui nettoie bien, avec une belle mousse et une trace rapide.
Les huiles d'olive et de tournesol donnent un savon très respectueux pour la peau.
Ces 3 huiles combinées me permettent d'obtenir une base de savon polyvalent : il lave bien (vaisselle, mains), il ne fond pas trop vite, il mousse bien (vaisselle), et il ne dessèche pas la peau (corps et mains).

Si le savon est destiné à la vaisselle, je ne le surgraisse pas (pour utiliser le savon, faire mousser l'éponge dessus et laver la vaisselle normalement : impeccable).
S'il s'agit d'un savon de toilette, je le surgraisse avec de l'huile de ricin (car il fera autant office de savon-savon que de savon-shampoing).

Formule gagnante !

Caroline

Fabrication du savon à la maison : les ajouts

On peut se contenter d'un savon nature, sans chercher à intervenir sur sa couleur, sa texture, son odeur, et sa douceur.
Il fera un excellent savon "brut".

Mais on peut également, selon l'usage que l'on souhaite en faire, faire des ajouts intéressants. J'en fais peu, parce que je suis une grande fille toute simple, je ne vous parle donc ici que des ajouts que je pratique.



Quoi qu'il en soit, on fait généralement les ajouts à la trace moyenne, juste avant de couler la pâte dans le moule.

Le surgraissage
Comme je le disais précédemment, je ne fais qu'une seule distinction entre mes savons : il y a ceux pour la vaisselle (à la main, donc pour l'évier de la cuisine), et ceux pour nous (corps et cheveux, donc pour la salle de bain, lavabo et douche).
Par conséquent, je surgraisse tous mes savons-pour-les-zhumains avec de l'huile de ricin. C'est une huile excellente pour les cheveux, mais également pour la peau, ce qui me simplifie la tâche. Mais évidemment, on peut surgraisser un savon avec de l'huile d'olive, d'avocat, d'amande douce, de coco... On n'a que l'embarras du choix, et c'est justement ceci que je m'évite : l'embarras !

De manière générale, je surgraisse à 8% : je mets 8g d'huile ajoutée pour 100g de pâte à savon.

La couleur
Quand je colore un savon, c'est soit pour m'amuser soit pour le distinguer du précédent. Mais je colore presque toujours avec des colorants naturels (je dis presque toujours, parce que j'ai déjà fait des savons roses au colorant alimentaire, qui, pour tout alimentaire qu'il soit, n'a rien de naturel).
Exemples de colorants naturels que j'utilise :
- les épices (curcuma, paprika, café, cacao, cannelle...)
- le charbon actif (j'adore le gris ardoise qu'il donne)
- l'oxyde minéral

La texture
Un savon sera légèrement abrasif avec un peu d'argile ajoutée, du gros sel, des herbes séchées, des algues en poudre, un okara, du son de blé, etc...

Ce sont donc les ajouts que je pratique. Mais il y en a tant d'autres ! Certains aiment y mettre des huiles essentielles mais je n'aime pas les savons parfumés car ils ne sont plus polyvalents.
Je me souviens d'un savon très parfumé, très tenace. Je ne supportais pas de l'utiliser pour les mains avant de manger : chaque fois que j'approchais la fourchette de ma bouche, j'avais le parfum dans les narines, qui prévalait sur l'arôme des aliments.
On peut également ajouter du miel, du sucre, du lait, de la crème... Pour la petite histoire, j'ai fait un jour un savon au beurre (oui, le beurre de vache, celui qu'on ne consomme pas à la maison !). La soude a provoqué une réaction terrible : le savon une fois prêt sentait horriblement le... parmesan !! Abominable ! Parce qu'en plus, l'odeur était tenace sur la peau !! C'était atroce ! J'ai mis le savon dehors pour l'aérer, voir si cela allait atténuer l'odeur (vu le prix du beurre à Tokyo, je n'avais pas envie de le jeter). Mais au bout de quelques heures, le savon avait disparu... un corbeau a dû se taper une méga gastro après l'ingestion du savon entier... Ils sont bêtes ces piafs, parce que ma mère, à qui j'avais envoyé une tranche du savon pour rigoler, a fait la même chose et c'est une pie qui est partie avec...

Mais bon, même si vous ne voulez pas nourrir les oiseaux avec vos savons, vous allez bien vous amuser tant les possibilités créatives sont nombreuses !

Caroline

vendredi 29 mars 2013

Fabrication du savon à la maison : le mode opératoire

Faire du savon à la maison est un jeu d'enfant MAIS pas pour les enfants. C'est à la fois facile et délicat.
Facile, parce qu'il n'y a que 3 ingrédients qui entrent en jeu, et un matériel facilement disponible. Mais délicat, car manier la soude caustique peut être dangereux.

Le savon, c'est une réaction chimique entre 3 ingrédients :
- de l'huile
- de la soude caustique (sodium hydroxide, NaOH)
- de l'eau.
En résumé, on dilue la soude dans l'eau, on amène cette solution et les huiles à la même température séparément, et on mélange le tout. La saponification (transformation chimique du mélange en savon) commence à ce moment-là.
Quand le mélange a épaissi (on parle de "trace"), on le coule dans un moule, et on le laisse durcir et sécher pendant 5 semaines (c'est la "cure"). La saponification est terminée à ce moment-là seulement.

Aujourd'hui, je vous propose un pas-à-pas général sur la fabrication du savon. Je ne donne pas de formule spécifique, cela fera l'objet d'un post ultérieur.

Le matériel :












- des gants, un masque, un tablier
- 2 thermomètres (dont un qui monte à 100 degrés C)
- de la soude caustique (sodium hydroxide, NaOH)
- de l'eau (sur la photo, c'est une bouteille de "pure water" que je remplis avec de l'eau du robinet que j'ai fait bouillir et que je conserve dans cette bouteille)












- un saladier en verre bien stable
- une balance précise au gramme près
- un fouet
- une baguette en bois
- un bocal dont le couvercle a été perforé de 2 trous

Et, évidemment, des huiles.

Et un plan de travail protégé par du papier journal.


--------------------------------
Avant d'aller plus loin, je reviens sur l'utilisation de la soude :
ne pas la toucher avec les mains (gants)
ne pas la respirer, encore moins inhaler les vapeurs qui se forment quand on la mélange à l'eau (masque)
ne pas la faire sauter (éclaboussures) sur la peau (manches longues et tablier) ni sur le plan de travail (papier journal étalé)
Les mêmes précautions sont à suivre pour la pâte à savon jusqu'à ce que le savon soit prêt (donc après la cure de 5 semaines).
Il est donc indispensable de choisir un endroit pour la cure où les savons seront hors d'atteinte des mains d'enfants ou des pattes de chats.
--------------------------------



Marche à suivre :

1 - Peser ses huiles, et calculer l'eau et la soude nécessaires.
Pour cela, j'utilise le Lye Calculator de The Sage, mais il existe d'autres calculateurs online. Ils fonctionnent tous sur le même système : on notifie les ingrédients utilisés et c'est la machine qui calcule automatiquement la quantité de soude nécessaire. En effet, les huiles ont toutes des indices de saponification spécifiques ; par exemple l'huile d'olive aura besoin de telle proportion de soude, et l'huile de coco d'une autre proportion. C'est très fastidieux à calculer à la main, d'où l'emploi du calculateur automatique, qui prend en compte les proportions des différentes huiles utilisées dans le mélange total.

2 - Amener le mélange des huiles à une température de 38-42 degrés C.



3 - Mesurer l'eau, la verser dans le bocal ouvert, posé au fond de l'évier. Peser la soude (à partir de là, masque obligatoire : ne pas respirer la soude).

4 - Maintenant, ouvrir la fenêtre et mettre la ventilation en marche pour évacuer les vapeurs qui vont se produire.
Verser la soude dans l'eau (Et non l'inverse !! Ça provoquerait un truc pas souhaitable que je n'ai jamais testé, genre un volcan explosif et qu'il vaut mieux éviter ! Quand je vous disais que c'était un peu délicat !).


5 - Mélanger avec une baguette en bois (tout en prenant soin de ne pas rester directement au dessus des vapeurs qui se forment) afin de bien dissoudre la soude.

6 - Placer le bocal de la solution soude-eau dans un récipient plein d'eau et de glaçons afin de la refroidir, jusqu'à 38-42 degrés C. (Notez au passage la température très élevée de la solution qui vient d'être faite : ca peut monter jusqu'à 70C).



7 - Fermer le bocal avec le couvercle percé de 2 trous. Verser la solution dans les huiles, tout en mélangeant doucement au fouet.





8 - Continuer de mélanger au fouet pendant 20 minutes, sans interruption, de manière fluide et constante.

9 - Filmer le bol et faire en sorte de conserver la chaleur qu'il dégage : je le place dans une boite en polystyrène, mais on peut également l'envelopper dans plusieurs couches de papier journal.



10 - Laisser reposer, tout en mélangeant de temps en temps (disons toutes les 20-30 minutes) afin qu'il n'y ait pas de séparation entre les huiles et la solution.

On note, à mesure que le temps passe, que le mélange épaissit. Selon les huiles choisies et la température de la pièce, cela prendra de 2 heures à toute la journée.

Cet épaississement de la pâte à savon s'appelle la trace : le fouet laisse des sillons de plus en plus marqués dans la pâte. Il y en a plusieurs stades : la trace légère, la trace moyenne, et la trace forte. Les artistes savonniers trouveront d'eux-même la trace la plus propice à leur créativité : pour faire des motifs, du marbrage plus ou moins fin, on doit savamment doser la trace. Ce n'est pas l'objet de ce post, mais vous trouverez très facilement des tutoriels ou des vidéos sur internet.
Attention à ne pas aller jusqu'à une trace trop forte qui empêcherait de couler la pâte dans le moule ! C'est du vécu, il faut y aller à la cuillère et ca fait des bulles d'air dans le moule, donc des savons pas terribles à la découpe !
trace légère

trace moyenne

11 - Une fois une trace moyenne atteinte, faire les ajouts éventuels (surgraissage, colorants naturels, texture...), et couler la pâte à savon dans le moule.
Note sur les moules : j'utilise un moule à savon spécifique, mais n'importe quel contenant peut faire l'affaire, du moment qu'on huile bien l'intérieur en prévision du démoulage. Barquettes en plastique, pots de yaourts, moules à muffins en silicone, carton de jus de fruit etc... Recyclez !





Tapoter le moule pour égaliser la surface

12 - Replacer le moule dans son emballage thermo pour 24 heures.



13 - Sortir le moule et le laisser à l'air environ 2-3 jours.

14 - Démouler le savon, et le couper. Ne pas oublier d'étiqueter le savon avec la formule et la date.




15 - Laisser les savons en cure pendant 5 semaines. Ne pas s'en servir avant, ils sont caustiques ! Mais n'ayez pas d'inquiétude, après 5 semaines (normalement 4 mais je fais de l'excès de zèle), il n'y aura plus du tout de soude, uniquement du savon !
Magique !

Caroline

PS : Ici vous trouverez un billet sur les ajouts qu'on peut faire dans la pâte à savon, et là un autre sur ma formule de base qui me sert pour fabriquer les savons.

mardi 19 mars 2013

Savon-shampoing



Les savons chez moi, c'est comme le reste : faut que ça serve à tout ! Quand je fais un savon, il faut qu'il puisse aller près du lavabo ou dans la douche, qu'il serve à nettoyer les mimines pleines de peinture, désinfecter les mêmes mimines qui ont joué dehors, qu'il prenne soin de mes mains à moi, qu'il nous lave tous comme il faut tous les jours, et... et... qu'il nous lave aussi les cheveux !
Bref, un savon chez nous, on lui en demande beaucoup.
La seule distinction que je fais entre mes savons, c'est s'ils doivent nous laver nous, ou laver la vaisselle. Du coup, j'en fais un spécial pour laver la vaisselle à la main.

Mais aujourd'hui, c'est du savon-pour-les-zhumains qu'il est question. Je promets-promets de mettre un turoriel dès que je trouve un photographe disponible (c'est désespérant, chaque fois que je fais un savon, mes photographes sont à l'école ou au bureau, et moi je ne peux pas touiller la tambouille et m'auto-prendre en photo - d'ailleurs vu mes talents photographiques il vaut mieux pas). On va se contenter des ingrédients aujourd'hui, d'accord ?

Ainsi donc, quel est le secret du savon-shampoing ? Le savon qui lave le corps et l'esprit les cheveux ?

L'huile de ricin, Mesdames et Messieurs ! L'huile de ricin !!!

Autrefois, on la donnait à boire aux enfants quand ils étaient "méchants" comme on disait.

Vignette extraite de la BD Le train des orphelins *

Aujourd'hui, on ne la boit plus guère (ou alors en tant que laxatif ponctuel), mais on la met dans les shampoings. C'est "l'huile du poil". Les cils, les sourcils, les cheveux. Mais elle est également superbe pour nourrir et cicatriser la peau.

Pour ces raisons, quand je fabrique un savon, je le surgraisse systématiquement à l'huile de ricin : d'une pierre deux coups, il sert aussi bien de savon de douche que de shampoing solide (eh, futée la fille, non ? Ok, plutôt paresseuse).

Ça peut vous sembler bizarre de se passer un savon sur les cheveux pour les laver. On se dit qu'ils vont ressortir rêches, crissants, difficiles à démêler. Que nenni ! Au contraire, ils se démêlent tout seuls et sont très doux. Bref, un must en matière de savon, que nous utilisons ici, petits et grands, depuis plusieurs années.

Recette :
- 200g d'huile de coco
- 42g d'huile de pépin de raisin
- 201g d'huile de tournesol
- 51g d'huile de ricin
- 150g d'eau
- 71g de soude (toujours recalculer, par exemple ici)

À la trace pour le surgraissage : 35g d'huile de ricin.

Vous noterez les mesures pas vraiment rondes. C'est qu'il est difficile de mesurer l'huile, il y a parfois une petite goutte supplémentaire qui n'était pas prévue. D'où la nécessité de recalculer la soude après avoir pesé les huiles au gramme près.

C'est tout pour aujourd'hui !

Caroline

* Référence de la BD citée plus haut :
Le train des orphelins, tome 1 "Jim"
Auteurs : Philippe Charlot et Xavier Fourquemin
Éditions Grand Angle



dimanche 17 mars 2013

The “paste-for-all”, an universal balm

Here's my translation on Caroline's post on Making an universal balm.
Enjoy and leave comments and questions ! 
Takaya
______________


Having a “paste-for-all” will always come handy. We can use it for everything : moisturizer, emollient, cicatrizing...  

I used to make creams. Because a cream is a mix between an aqueous phase and an oil phase, it will be less convenient for conservation if you compare it to a balm which is only composed on a oil phase. Moreover, a cream is an emulsion (needing an emulsifier to mix the immiscible) while a balm is a simple mixture of fatty ingredients solidified by beeswax. It is much simpler to make. If you follow the recipe, it's difficult to mess up (well, I know somebody who really mess-up her balm but that's another story!).

You can make all sorts of balms but I like THE balm which can be used for everything, hence my “paste-for-all”. I made “paste for nose”, “paste for baby”, “paste for lips”, “paste for hands” and finally I came ended up making this very convenient “paste for all”.





This “paste for all” formula can be used : 

  • as a nourishing for dry hands in the winter
  • to moisturize lips
  • healing cracked skin
  • to soothe skin and mucous membrane (including intimate)
  • to treat the diaper rash of babies
  • to close small cuts
  • to activate the healing of burns etc...

As you can see, we can use it everywhere (maybe not in the eyes) and everyone can use it.



Here is the recipe, which you can adapt to the capacity of your pot :
Beeswax : 1 unit
Shea Butter : 3 units
Vegetal oil* : 4 units

Melt the wax and the Shea butter in a water bath (“bain marie” in french), then add the oil. Then pour it into the pot which you will have previously disinfected. Then just let it solidify.



This recipe will produce a smooth balm. If you continue to mix while the balm is starting its solidification, you will get an even smoother balm with a texture close to a cream.



*What vegetal oil can you use ?
  • As balm is by definition “oily”, I suggest you choose “dry” oils.
  • Jojoba oil : protective, softening, cicatrizing
  • Hazelnut oil : softening, restorative, cicatrizing
  • Macadamia oil : soothing, cicatrizing, supports circulation
  • Inca inchi oil : relaxing, protective

Of course you can use “non dry” oils such as olive oil, avocado oil or sweet almond oil...

I at least use 2 oils in my “past-for-all” and generally 3 or 4 in order to increase the properties and make the balm more widely useful. On the contrary, you can target the usage and focus on the oils which will help you most.




A special mention of the calophyllum oil : it does strongly smell curry but it is a real gift of nature. This is probably the best cicatrizer among vegetal oils.



A last comment on beeswax:
it solidifies the oil phases but also brings its film-forming ability. As a result, the balm will leave a thin film on the skin which will isolate it from external aggressions (cold on hands, humidity in babys' diapers...) and will limit dehydration.






Making this balm is really simple and it is a really rewarding home made care. We quickly realize the benefits on the minor injuries of everyday's life.

Good cooking !
Caroline


lundi 11 mars 2013

L'huile essentielle de lavande vraie

(source photo)

On l'appelle lavande vraie, ou lavande officinale (lavendula vera, officinalis, ou angustifolia pour les dénominations latines). C'est une huile essentielle parmi les plus connues et les plus utilisées, mais à l'achat, faites bien attention à l'appellation latine pour savoir de quelle lavande il s'agit !

Elle sent bon, elle est polyvalente, de quoi en faire un indispensable chez nous et dans la pharmacie de voyage.

Elle est apaisante, elle détend les nerfs et les muscles.
Elle est antispasmodique.
Elle est cicatrisante.
Elle est antiseptique.
Elle est sédative.
Elle facilite l'expectoration.
Elle repousse les poux.

Cette HE n'a aucune contre-indication.

Voici les utilisations que j'en fais :

En cosmétique :
- quelques gouttes dans mon soin du visage
- dans un baume dont la vocation sera de cicatriser une blessure, une plaie, une brûlure, un coup de soleil
- pour le plaisir, au creux des poignets ou du cou

En remède :
- en cas de stress : en massage, 2 gouttes directement sur la peau, sur le plexus solaire + 2 gouttes sur l'intérieur des poignets
- sur un mouchoir en tissu, le soir pour s'endormir
- en massage sur les tempes en cas de migraine (1 goutte)
- 2 gouttes sur le muscle en cas de crampe
- en cas de mal au ventre dû à l'angoisse, la peur, le stress, ou toute autre émotion difficile à gérer : masser le ventre avec 2 gouttes de lavande.
- quelques gouttes sur le cuir chevelu le matin avant de partir à l'école en période de poux
- en inhalation, associée ou non avec de l'HE de bois de rose, en cas de sécrétions bronchiques à expulser (enfants ok)
- en massages sur le bidon en cas de colique chez le nourrisson (1 goutte)

L'essayer, c'est l'adopter !

Caroline

dimanche 3 mars 2013

L'huile essentielle de menthe poivrée

Comme j'utilise beaucoup les huiles essentielles, j'ai pensé vous présenter mes préférées.

Aujourd'hui : la menthe poivrée. Je l'aime non seulement pour son goût, mais aussi pour les services qu'elle peut rendre au quotidien. Elle fait inévitablement partie de ma pharmacie de voyage où qu'on aille, et je l'achète en flacon de 30 ml.

(source de l'image)

Mentha piperita, c'est son petit nom en latin.

Ses vertus :
- aide à digérer
- combat les nausées
- anti infectieuse, anti bactérienne, antiseptique général
- anti douleur (effet anesthésiant)
- rafraîchissante ou réchauffante selon les cas
- calme les démangeaisons
- lutte contre la fatigue
- emménagogue (aide à faire venir les règles)

Contre-indications : les bébés et les très jeunes enfants, les femmes enceintes, allaitantes, ne pas employer pure sur la peau (diluer dans de l'huile végétale).

J'utilise beaucoup cette huile essentielle :

En remède :
- En cas de nez bouché, 2 gouttes sur un mouchoir en tissu, à respirer plusieurs fois dans la journée. J'aime y ajouter 2 gouttes de tea tree, et 2 gouttes d'eucalyptus radié, mais l'HE de citron est également très agréable dans cette synergie.
- En cas de nausée, envie de vomir, difficulté à digérer : 1 goutte directement sous la langue (à partir de 5 ans).
- En cas de coup/choc physique sans plaie : diluer 1 goutte de menthe dans un tout petit peu d'huile végétale au creux de la main, et masser. Vous éviterez ainsi d'avoir un bleu et vous stopperez la douleur.
- En cas de maux de tête : une goutte sur le bout du doigt à déposer sur les tempes, et le front. Prévoir de pouvoir fermer les yeux pendant quelques minutes : les vapeurs de la menthe poivrée piquent !
- En cas de fatigue : 1 goutte sous la langue 3 fois par jour.

En soin :
- J'en mets dans le dentifrice fait maison, même pour mes enfants.

Dans les produits d'entretien :
- Recette du spray tous usages
- Recette de la crème à récurer

Une huile essentielle de base chez nous.

Caroline

mercredi 30 janvier 2013

Recette d'après-rasage

Takaya a bien essayé de couper à la corvée du rasage quotidien. Nos vacances dans le Périgord de l'été dernier l'avaient bien inspiré...
Image extraite d'une BD géniale : Néanderthal,  d'Emmanuel Roudier (éd. Delcourt)
Mais il a finalement laissé tomber la peau de bête, posé la lance, et s'est rasé de plus près.
Ça méritait un nouvel après-rasage qui sente bon l'homme des cavernes moderne.


Je précise que c'est Eugénie qui a décoré l'étiquette. Elle ne supporte plus le rose, alors elle a gentiment donné tous ses vieux stickers roses à son papa-des-cavernes. C'est un style...

Recette de l'après-rasage qui cicatrise et laisse la peau douce :
- vodka : 30g (ne vous inquiétez pas, avec tout le reste des ingrédients, ça m'étonnerait que Néanderthal se siffle l'après-rasage au goulot)
- aloé vera : 3g (hydratant)
- glycérine : 5g (adoucissant)
- huile de jojoba : 5g (nourrissante, huile sèche)

Le dernier après-rasage que j'avais fait était à l'huile essentielle de vetiver. Ça sent très bon, mais je n'en avais plus. Alors j'ai ajouté les huiles essentielles suivantes : 5 gouttes de tea tree (c'est anti bactérien mais Ludo m'avait dit un jour que ça sent la petite vieille) + 2 gouttes de lavande vraie (ça, c'est pour cicatriser et apaiser la peau, mais moi je trouve que ça fait un peu fille) + 2 gouttes de citron* (et là ca change tout ! Le mélange devient délicieux, c'est magique ! Néanderthal a bien aimé !).

Caroline


*Attention, l'HE de citron est photosensibilisante. Cela veut dire qu'appliquée sur une peau exposée au soleil, elle peut laisser des taches. Mais les 2 gouttes que j'ai mises sont tellement noyées dans la quantité que ça va.

lundi 21 janvier 2013

Des savons pour Marion

J'ai une petite nièce toute neuve !!!
Elle est née le 20 janvier et elle s'appelle Marion.
Et ce qu'il y a de bien avec une grossesse, c'est que ca dure globalement 9 mois. Ça laisse donc le temps de fabriquer un joli savon tout doux pour le bébé. Mais un savon ça prend moins de temps à faire qu'un bébé : en 5 semaines c'est prêt.

Je posterai un autre jour sur la méthode pour fabriquer les savons. Aujourd'hui je me contente de la photo des savons de Marion, que j'ai surgraissés à l'huile d'avocat.


(Oui oui je sais, la photo est très vilaine mais mes photographes de garçons ne sont pas là et il fallait que j'emballe les 8 savons pour les envoyer).

J'en profite pour rappeler que même avec le meilleur savon du monde (le mien par exemple tout savon fait maison), on ne savonne pas tout le corps du bébé. Les fesses, le cou, oui, mais pas le reste. Il s'agit de respecter la protection naturelle de la peau.
En ce qui concerne les cheveux, une fois par semaine (avec le meilleur savon du monde) c'est suffisant. Le reste du temps, on se contente d'un bon rinçage à l'eau.

Le matin (Boris Kustodiev)


Bienvenue Marion !

Caroline