lundi 14 avril 2014

L'intérêt des jus de légumes frais

Il y a quelques semaines, je me suis enfin décidée : oui, j'allais acquérir un extracteur de jus.
J'ai mis des mois à peser le pour et le contre, et pendant des mois il y eut plus de contre que de pour. Mais une fois que j'ai eu bien compris ce qu'était un jus frais et à quoi il servait, j'ai senti que les jus allaient devenir une part importante de notre alimentation. Pas à la place de, mais en plus. Je vous explique.

(photo : Mathurin)


Quand un aliment entre dans notre corps, que se passe-t-il ? Il est digéré. En quoi consiste cette digestion ? En un travail de séparation entre les éléments qui vont être gardés en vue de l'assimilation, et ceux qui seront rejetés car dépourvus d'intérêt nutritionnel (quand ce n'est pas carrément "totalement toxiques" mais ce n'est pas la question aujourd'hui).
Autrement dit, notre digestion consiste à séparer les fibres (non assimilables) des nutriments (ce qui nourrit les cellules). Or la digestion est une fonction normale de l'organisme qui varie selon les individus. Certains digèrent très bien, et pour d'autres c'est plus laborieux. Pour ceux chez qui c'est plus laborieux, le résultat de leur travail digestif est très pauvre : la séparation de ce qui est assimilable et de ce qui ne l'est pas est mal faite, et dans de nombreux cas, seuls 10 à 20% des nutriments sont assimilés (c'est peu !!). Quand on parle de carences alimentaires, il vaudrait mieux travailler avant tout la fonction d'assimilation avant d'absorber des compléments alimentaires...

(photo : Mathurin)

Qui sont-ils, ceux-là qui "digèrent mal" ? On pense bien sûr aux personnes malades, aux personnes âgées, aux personnes affaiblies... Mais je crois bien que globalement, il s'agit de nous tous. Nous tous qui sommes en état de sous-vitalité par rapport à ce que nous pourrions expérimenter si nous avions un régime totalement physiologique, en accord total avec notre nature. Et je suis persuadée que nous avons tous une fonction assimilative très limitée par rapport à ce qu'elle devrait être. Oh ce ne sont pas les quantités d'aliments que nous consommons qui font défaut : pour consommer, nous consommons ! Sur le plan calorique, nous avons notre dose ! Mais là où le bât blesse c'est sur l'assimilation des micro nutriments, à cause de notre système digestif dégénéré par la consommation de toxiques (gluten, produits laitiers, sucre raffiné, excitants, additifs, protéines animales en masse).
Conséquence : on a beau absorber de grandes quantités de nourriture dense en calories, on assimile mal les nutriments, et on est en carence. De fer, de magnesium, de telle vitamine, de tel minéral...

Le remède, il existe ! Je ne parle pas des compléments alimentaires qui sont vendus dans le commerce... Je parle des jus de légumes frais !

L'extracteur de jus joue le rôle de notre digestion (du moins celle qui devrait avoir lieu) : il sépare les nutriments contenus dans l'eau des aliments et les fibres.
Ainsi, quand on boit un jus frais, on n'a besoin d'aucun travail digestif. Les nutriments passent directement et à 100% d'assimilation dans le sang, lequel va les porter aux cellules, qui sont ainsi nourries et peuvent fonctionner correctement.

(photo : Takaya)

Bref, les jus de légumes frais sont à mon avis LA réponse à tous les problèmes d'assimilation digestive. Plus particulièrement, je pense que les jus de légumes frais sont vraiment l'idéal pour :

  • Les enfants en croissance : apport massif de minéraux directement assimilables pour construire leurs tissus.
  • Les personnes âgées : quand manger devient un peu difficile, lent, quand la digestion ne se fait plus correctement, les jus vont nourrir ces organismes en manque de vitalité.
  • Les personnes qui ont des intestins enflammés (colite, maladie de Crohn, diarrhées/constipation, syndrome de l'intestin irritable, candida albicans...) : avec les jus, on ne sollicite pas la muqueuse intestinale, qui profite de ce repos pour se régénérer.
  • Toute forme de carence : s'il y a carence, c'est parce que la digestion ne peut pas faire son travail correctement. Dans ce cas, les jus (nourriture "prédigérée" dans la mesure où le travail de séparation des nutriments et des fibres est déjà fait) permettent une nutrition directe, rapide, et sans perte.

Vous l'avez remarqué, je ne parle pas des jus de fruits. Mon avis est que les fruits contiennent essentiellement des fibres solubles faciles à digérer. De plus, le sucre des fruits, une merveille pour nos petites cellules, gagne à rester dans son environnement naturel, à savoir accompagné des fibres (pour éviter un pic de glycémie). Enfin, au Japon, les fruits sont tellement chers que j'aime mieux les consommer dans leur intégralité !
Je ne dis pas que je ne glisse pas une pomme par-ci par-là, mais de plus en plus rarement. Je le faisais au début, pour adoucir le goût des jus de légumes auquel nous n'étions pas encore habitués, mais je ne fais plus trop.
Je fais donc essentiellement du jus de carotte, légume facile à trouver en bio ici et pas cher. La carotte est un concentré de minéraux biodisponibles pour l'organisme, un baume pour les intestins d'Eugénie (intolérante au gluten : elle a donc du boulot pour régénérer sa muqueuse intestinale, ça ne se fait pas en quelques semaines avec juste l'arrêt du gluten), un formidable nettoyant hépatique... et une bombe en vitamines et en vitalité !
Carottes, céleri, épinards, daikon, chou, betterave, c'est principalement ce que je passe en jus. J'y mets toujours du gingembre, très souvent du citron, et nous buvons nos jus tous les jours.

Je ne regrette pas du tout notre investissement. Oubliées, mes hésitations ! Certes on met de la matière à la poubelle (au compost pour ceux qui ont un composteur), mais il faut comprendre que de toute manière cette matière finit... dans les toilettes. On n'en tire rien.
(Sauf de la pulpe de carotte, que l'on peut réintégrer dans des recettes. Je le fais souvent et je vous en parlerai un autre jour.)
Évidemment, cela ne nous empêche pas de manger normalement nos légumes. Rien n'a changé dans nos quantités au moment des repas : les jus viennent s'ajouter à notre alimentation et nous les consommons à jeun autant que possible, afin de bénéficier au maximum de l'effet "zéro digestion = nutrition totale et rapide". Je ne rejette pas du tout l'effet des fibres consommées dans les légumes entiers, au contraire nous en avons besoin, c'est même indispensable, mais je le redis : les jus viennent en plus de nos repas normaux.

Pour aller plus loin, je vous recommande vivement les liens suivants :
Et je ne peux que vous souhaiter de découvrir les jus frais de légumes au plus vite !

Caroline

dimanche 13 avril 2014

mercredi 9 avril 2014

Crackers tomate-curry-chia

(photo : Mathurin)


Une bouteille de passata bio*, des graines de chia, du curry... et en voiture pour une recette qui sent divinement bon - et dont le goût répond aux promesses du parfum !

Ingrédients :

  • 500ml de passata
  • 1 poivron rouge
  • 1 belle lamelle de gingembre frais
  • 1 gousse d'ail
  • du curry en poudre (la quantité dépend de votre goût)
  • du curcuma en poudre (id.)
  • 30g de graines de chia

Réalisation :

Mettre tous les ingrédients sauf le chia dans le blender, et homogénéiser.
Ajouter les graines de chia, mélanger.
Verser sur les plaques du déshydrateur recouvertes de la feuille Teflex ou de papier cuisson.
Laisser sécher sur 40 degrés C jusqu'à ce que ce soit sec, puis découper les crackers aux ciseaux.

Note : en ce qui concerne la température du séchage, je ne sais jamais combien de temps ça va prendre. Alors dans la journée, quand je peux surveiller, je mets sur 40. Et la nuit, je mets sur 32-35 (comme ça mes merveilles m'attendent jusqu'au matin sans outrepasser leur temps de séchage).

Lorsque je fais ces crackers, c'est assez bizarre. Quand j'ouvre le déshydrateur pour voir où ça en est, les bords sont toujours dentelés... Je crois que nous avons une petite souris qui vient grignoter directement dans la machine en toute discrétion... Une ? Ou peut-être deux, et je crois même pouvoir donner les noms de ces petits rongeurs !

Caroline


* La passata est un coulis de tomate censé être cru. La mienne est sans additif, sans sel, mais il n'est pas précisé si elle crue. Elle est de toute manière certainement pasteurisée (et vlan pour mes principes) puisque je l'achète en bouteille, dommage.

lundi 7 avril 2014

"Mon papier au chocolat", par Eugénie (ou l'art de la récup' éducative à la Maria Montessori, par Caroline)

Pour son anniversaire, Eugénie a décidé de distribuer des petites douceurs à toute sa classe. Son choix a été très rapide : du banana paper, comme elle dit. C'est une feuille de banane réalisée au déshydrateur. Certains de ses amis ont déjà goûté quand elle en a dans son bento, et ça a toujours un grand succès.
Pour ajouter au côté festif, on y a également mis du cacao. Du coup, le banana paper est devenu du chocolate paper !


(photo : Mathurin)


Et comme moi je ne perds jamais une occasion d'intégrer mon enseignement du français dans notre vie quotidienne (eh... sinon cékiki s'en charge, hein ?), j'en ai profité pour axer notre dernière séance de français sur cette recette. Elle a commencé par me dire qu'elle aimerait mieux faire une vidéo comme Kristina de FullyRaw, une grande référence pour elle, mais moi c'est un texte écrit dont j'avais besoin !


(photo : Takaya)
Avant la coupe

Mais que vient faire Maria Montessori dans cette histoire de papier au chocolat me direz-vous ?
Pour ceux qui ne connaissent pas cette éducation, sachez que, contrairement à l'enseignement classique qui découpe tout en "matières", l'enseignement Montessori englobe tous les aspects de la vie en un seul objectif : enseigner le monde tel qu'il est, c'est-à-dire non cloisonné, non rangé dans des tiroirs, mais totalement cohérent dans ses multiples facettes.
Autrement dit, en plus de travailler le français à partir d'une activité "cuisine", j'aurais également pu faire (et c'est ce qu'Eugénie aurait fait dans son école Montessori) :
- des maths (peser les ingrédients, calculer combien de parts aura chacun à partir de ce qu'on a obtenu, calculer le prix de revient etc)
- de la géographie (d'où viennent nos bananes, où se situent les Philippines,  quelle est la capitale...)
- de l'économie (quels sont les pays producteurs de bananes, pourquoi les nôtres ne viennent pas d'Équateur...)
- de l'agronomie (comment voyagent les bananes et pourquoi, autrement dit comment mûrit la banane)....
C'est comme ça qu'Eugénie apprend dans son école Montessori. Tout est lié, on ne découpe pas le monde en notions abstraites.

Bref ! Revenons à notre papier au chocolat. Pour cet exercice de français, j'ai procédé comme toujours : je laisse l'enfant écrire, puis on corrige ensemble. Et à partir de son texte, on travaille les points qui demandent à être travaillés.
J'aime beaucoup cette méthode parce que l'enfant apprend à écrire l'orthographe de ses propres mots : on ne lui impose pas une liste de mots "officielle" et arbitrairement décidée par des adultes qui savent tout mieux que l'enfant. Pour ce qui est de la découverte de mots nouveaux et d'enrichissement du vocabulaire, les lectures variées y répondent toutes seules, sans "il faut" intempestifs qui freinent plus l'enfant qu'autre chose...

(photo : Takaya)
Après la coupe


Voici donc la recette rédigée par la cuisinière qui vient d'avoir 8 ans, après correction :

"Mon papier au chocolat :
Je prends des bananes et je les coupe puis je les mets dans le mixer et je mets du cacao (une poudre qui remplace parfaitement le chocolat) et je mixe jusqu'à obtenir une belle purée bien marron. Après je la mets dans le desidrateure."






Si avec ça vous ne réussissez pas votre papier en chocolat... 

En français, nous avons dû travailler les points suivants :
- le présent du verbe prendre
- le présent du verbe mettre
- l'orthographe des mots remplacer, parfaitement, jusqu'à, marron.
(J'ai laissé tomber le desidrateure, ça m'a paru moins urgent).
Pour cela, j'ai fait des affiches A4 avec une police bien grosse et bien lisible, que j'ai collées dans les toilettes ! J'ai déjà testé cette méthode et ça marche...

Enfin, en culture générale, il va falloir que je revienne sur la fabrication du chocolat... ;o)

Caroline

dimanche 6 avril 2014

vendredi 4 avril 2014

Tartinade de légumes

(photo : Mathurin)


Chez nous, on adore les tartinades, les trempettes, les dips, les sauces épaisses... Tous ces trucs qui agrémentent toujours agréablement une assiette de crudités ou des feuilles vertes. On mange à la main, ça fait moins de vaisselle. J'adore ces repas sans couverts, je les aime vraiment plus que les repas conventionnels avec assiette-couteau-fourchette (même si chez nous ça a plutôt été bol-et-baguettes). Ces repas où on "met le couvert" avant de passer à table.
Et je dois dire que depuis que nous mangeons en grande partie cru, je m'amuse beaucoup plus dans ma cuisine. Je ne suis jamais à court d'idées pour le repas, et je ne vis plus ça comme une obligation ("Pffff... qu'est-ce que je fais à manger aujourd'hui...").
Mais avant d'en arriver là, il m'a fallu un temps d'adaptation. J'avais perdu mes repères (même si ces repères étaient en fait plus des barrières) et il me fallait une nouvelle organisation.
Maintenant que je suis bien rodée, la question "Qu'est-ce que je fais à manger ce soir ?" n'est plus du tout vécue comme une corvée. C'est plutôt : "Vivement ce soir que je m'amuse" ;o)

Je vous présente aujourd'hui une trempette qui peut servir à tout et qui termine bien les fonds de frigo. On la mange tartinée sur des feuilles vertes (sur la photo, des barquettes de feuilles de romaine), mais elle est également parfaite pour y tremper des bâtonnets de crudités, ou pour accompagner des pommes de terre vapeur.

Ingrédients :

  • 1 branche de céleri
  • un peu de persil
  • 1 tomate
  • 1 rondelle d'oignon
  • 1 gousse d'ail (petite)
  • 1 avocat
  • les feuilles externes d'une salade ou d'un chou, ou quelques feuilles d'épinards
  • 1 cuillère à soupe de miso

Réalisation :

Tout mettre dans le blender et zou !

Caroline

mercredi 2 avril 2014

Semoule dorée (crue, sans gluten)

Après une semoule toute verte, j'ai fait une semoule toute jaune ! Ici, c'est le choufleur qui sert de semoule, et pour la couleur j'ai naturellement mis du curcuma et du curry. L'association choufleur-curry est un classique qui fonctionne vraiment très très bien.

(photo : Takaya)

À partir de cette base, on ajoute ce qu'on veut comme légumes crus et comme verdure. J'ai choisi des tomates, du concombre et du poivron comme crudités, et de la mizuna comme verdure. Mais vraiment, n'importe quoi marcherait, pourvu que ce soit coupé fin (épinards, salade...).


(photo : Takaya)
Ingrédients :

  • un beau choufleur
  • un poivron orange en dés
  • un petit concombre en dés
  • 2 tomates en dés
  • un bouquet de mizuna coupée en petits morceaux
  • de l'huile d'olive
  • le jus d'1/2 citron
  • du curcuma
  • du cumin en poudre
  • du curry en poudre
  • 1 gousse d'ail écrasée
  • un peu de gingembre écrasé

Réalisation :

Découper le choufleur en morceaux et passer ces morceaux (y compris le pied) dans le robot. Ne pas faire de purée, on veut une semoule !

Verser dans un saladier, et ajouter tout le reste : légumes, verdures, et ingrédients de l'assaisonnement.




(photo : Takaya)

Cette recette gagne à être préparée en avance et conservée au frigo afin que les arômes se mélangent. Ce qui m'arrange bien souvent dans mon organisation de la journée !

Caroline