mardi 14 mai 2013

Biscuits vivants mortels !

C'est pas rigolo comme oxymore ?

Ce "mortel" français... toute une histoire à la maison. Un été, alors que nous étions en France en vacances, Mathurin (7 ans) faisait un stage de light graph. Un soir, il rentre et me demande : "Maman, ça veut dire quoi mortel ?". Alors forcément, je réponds : "Ça veut dire qui donne la mort".
Il a froncé les sourcils, et n'a pas eu l'air satisfait... Il y avait quelque chose qui ne collait pas...
Alors je lui demande de me donner la phrase dans laquelle il a entendu ce mot. Et il me sort texto : "Ouah zyva, c'est mortel ce truc !".
Ah ben oui, forcément, dans ce contexte... Bon, ça veut dire "super génial", mon chéri !
Eh oui, c'est parfois handicapant d'avoir une langue maternelle qui n'est pas celle du pays où l'on vit : quand on va en France, il y a forcément un décalage avec les expressions courantes, les habitudes de langage, ou les mots à la mode. Et du coup, dans un groupe de garçons du même âge, on n'a pas le vocabulaire cool qui convient...

Bref, pour en revenir à ces biscuits, zyva comme ils sont mortels ! Merci à Antigone XXI pour la recette. Je l'ai très peu modifiée (seulement diminué de moitié la quantité de sirop d'érable), et légèrement adaptée à mes placards (je ne trouve pas de farine de coco, alors zou, je l'ai volontairement oubliée).



La recette :
- 40g de noix de cajou
- 65g de graines de sarrasin germé et déshydraté (ou des graines de sarrasin brutes)
- 50g de graines de tournesol
- 30g de noix de coco râpée
- 35g de sucre de coco (ou autre sucre en poudre)
- 30g de sirop d'érable, d'agave, ou du miel
- 50g d'huile de coco fondue
- 1 pincée de sel
- des éclats de cacao cru (ou autre petite garniture croustillante)

Vu d'ici, ça peut faire beaucoup d'ingrédients, donc on peut se dire "olàlà, ça va être compliqué tout ça...".
Mais pas du tout, voyez un peu :

Comment procéder :
1) Mixer en poudre les noix de cajou, le sarrasin, les graines de tournesol, la noix de coco, le sucre, le sel.
2) Verser dans un bol, et ajouter l'huile de coco fondue, puis le sirop d'érable, et enfin les éclats de cacao.
3) Tasser dans un moule à empreintes et mettre à durcir au frigo au moins 1 heure.

La version moule à empreintes (un moule à chocolats)


La version emporte-pièce en forme de cloche
Tasser la pâte au fond de l'emporte-pièce,
puis le retirer délicatement, et placer la feuille de silicone /
papier ciré / papier sulfurisé au frigo, à plat.

Ce n'est donc vraiment pas compliqué. Et une fois qu'on a les différents sachets des ingrédients à la maison, on en fait et on en refait à volonté.


Mortels, je vous dis !! Mortels, mais vivants !!


Caroline

lundi 13 mai 2013

How to start photography in our modern times



(par Takaya)

Hi,

Mathurin "discovered" photography in class this year.
It was with the "MyJapan" project. The object was to expose - and fundraise - on how the children in his class saw Japan. This "MyJapan" project started as a way to counterbalance the cataclysmic media treatment Japan was having after the earthquake and tsunami of march 2011.
I must admit that I was very surprised by the structured way Mathurin (10 years old at that time) had ingested and explained what he had learned when he wrote his blog post.

The fundraising exhibition was very emotional.


The exhibits were superb and sometimes very original. The "pro" version is superb. You should check it.

Mathurin got really into this class photography activity. I think that having his photos in an exhibition and having people other than his natural fans (yours truly) were big motivations to keep on with photography.

Very kindly, the lady in charge of "MyJapan" offered to comment on Mathurin's pictures if he could send some to her by email from time to time. "Never-ask-him-twice-Mathurin" sent maybe 150 pictures by email. That was certainly too much in a single batch to expect a feedback.
About at the same time, Mathurin realized that Art Class, where he was going with his sister was not really what he was looking for. He would prefer photography lessons. So here we are, looking for a photography teacher... not easy...

Our good friend Lisa, who very often comes up with the best ideas found an online portfolio sharing platform. So we started posting "projects"
For the "root" of Mathurin's projects: check this link 
You will be directed to this page:

There are thumbnails which are "covers" for the portfolios.
For example, the portfolio on the theme of Lines is on this link.
To open the portfolio, just click on the bottom-left thumbnail.

You will be directed to this page:
 Of course if you like the portfolio, you can click on the "appreciate" blue button just under the last picture of the project.

So here we are. In the 21st century, Mathurin can have his portfolios on a global sharing platform.
The idea is that his work can be seen by people who are on this creative platform. Also Mathurin can check and follow other people's work.
We are looking for "feedback" at some point. The advantage is that we can see creative work from all over the world while at the same time, we can look at Tokyo specific activity/trends.

And the next time, somebody will be nice enough to propose to check his work, Mathurin can just give a link. He could say.
"Thanks, my pictures are on Behance, on this link : http://www.be.net/FromTokyo "

So simple. So "2013".
Thanks for reading !

Takaya

Photographe en herbe au 21ème siècle

(par Takaya)

Hi, I will post this one in English later.

Bonjour,

Cette année Mathurin a "découvert" la photo en classe.
Pour résumer, c'était dans le cadre du projet "MyJapan" pour exposer comment les enfants de sa classe voyaient le Japon. Ce projet était encadré par une association qui a démarré pour faire un contre-poids visuel aux images cataclysmiques du Japon répétées en boucle dans les médias après le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011.
J'avoue avoir été surpris par la manière structurée que Mathurin (10 ans à l'epoque) a eue pour retenir et restituer dans son post de blog les cours de photo.

L'exposition des enfants a été un moment très émouvant.



Les photos étaient superbes et originales. La version "professionnelle" est superbe, je vous la conseille vivement.



Cette ouverture a plu à Mathurin, et je pense que le fait de voir ses photos exposées dans une galerie - et achetées par d'autres personnes que ses fans naturels (votre humble serviteur-blogger) l'a motivé pour poursuivre la photographie.

Donc la personne de "MyJapan" a bien sur très gentiment proposé à Mathurin de recevoir ses photos et de les commenter pour qu'il continue à progresser. Toujours partant, Mathurin a envoyé ... 150 photos ...  Sans doute un peu trop pour avoir un feedback.
Par ailleurs, il avait suivi sa sœur à des cours d'arts plastiques mais il est arrivé à la conclusion qu'il préférait la photographie. Donc nous nous sommes mis en quête d'un professeur de photo... Pas facile.

Notre amie Lisa qui a souvent des idées intéressantes nous a trouvé un site de partage de "Book" de photos. Donc nous avons commencé à "poster" des projets.

Pour la "racine" des books de photos de Mathurin : allez sur ce lien.
Vous verrez cette page:


Il y a des vignettes qui sont en fait les "couvertures" des differents books.
Par exemple, le book sur la thématique des lignes est sur ce lien. Pour y accéder, il suffit de cliquer sur la vignette en bas à gauche.
Vous verrez cette page:


 Bien sûr si le projet vous plaît, vous pouvez cliquer sur le bouton bleu sur la page en bas du projet :


Voilà, donc au 21ème siecle, Mathurin peut avoir ses books de photos sur une plateforme de partage. L'idée est que son travail soit vu par des personnes qui fréquentent cette plateforme, que Mathurin puisse de la même manière regarder et suivre le travail des autres. Idéalement nous recherchons du "feedback" sur son travail. Les avantages de cette plateforme sont que nous pouvons voir des activités créatives de part le monde mais nous pouvons également regarder ce qui se passe à Tokyo plus spécifiquement.

Et la prochaine fois qu'on lui proposera de regarder son travail, ce sera plus simple de donner un lien. 
Il pourra dire "mes photos sont sur Behance : http://www.be.net/FromTokyo "

C'est quand meme plus simple.

Merci pour votre lecture.

Takaya

dimanche 12 mai 2013

Découverte du genre et du nombre en français

Il était temps d'aborder le genre et le nombre pour Eugénie. Enfin surtout le genre : elle a découvert qu'on ne disait pas "la censeur, elle arrive", mais bien "l'ascenceur, il arrive". Ça l'a laissée toute chose, d'ailleurs...

Je lui ai donc préparé un support afin qu'elle puisse visualiser le concept et manipuler les mots. C'est bien plus efficace qu'une leçon théorique.


Une fois ma feuille de base prête, je me suis rendue compte à mon grand désespoir que je suis finalement très conventionnelle comme fille... Le masculin en bleu, le féminin en rose... Quelle tristesse de devoir admettre que je n'ai même pas été capable d'appliquer mes propres discours faits à ma fille entre 2 et 4 ans, lorsqu'elle ne jurait que par le rose (que j'ai depuis pris en horreur), parce que "le rose c'est pour les filles, et le bleu pour les garçons...". Bouhouhou, je me suis vautrée dans le conformisme sans m'en rendre compte !! Mais notez tout de même que la ligne qui sépare le masculin du féminin est en pointillés, et non continue : c'est parce que malgré tout, faudrait pas que les mecs pensent qu'ils ne peuvent pas aider avec l'aspirateur (ou "la spirateur" ?). C'est en fait hyper sociologique, comme support de français, il n'est jamais trop tard pour planter les graines de la liberté de conscience chez les enfants.
Mais je m'égare.

Donc, nous avons le masculin d'un côté, le féminin de l'autre. En haut, le singulier, en bas, le pluriel.
J'ai choisi de décorer mon support avec des stickers schtroumpfs : un seul à côté du masculin singulier, plusieurs à côté du masculin pluriel. Et les schtroumpfettes sont du côté féminin.


J'ai imprimé des vignettes-mots, les ai découpées. Et Eugénie doit placer les mots un par un au bon endroit sur le support.
Pour cela, elle pose un mot au centre du support, sur la ligne. Elle se demande en premier lieu si le mot est masculin, ou féminin. Dit-on un planète, ou une planète ? On dit une, donc elle déplace le mot sur la case rose "féminin". Ensuite, le mot est-il au singulier ou au pluriel ? Les, ça veut dire qu'il y en a plusieurs, donc le mot va là où il y a plusieurs schtroumpfettes.


Je ne lui demande pas de retenir les termes par cœur ("masculin, féminin, singulier, pluriel"). Je veux qu'elle puisse visualiser le support dans sa tête, je veux que les couleurs parlent toutes seules, et qu'elle sache faire la distinction entre "un seul" et "plusieurs". La terminologie sera mémorisée sans qu'elle s'en rende compte, plus tard. Pour le moment, elle doit faire l'expérience concrète du genre et du nombre : selon l'éducation montessori, l'enfant manipule concrètement les concepts avant de les intellectualiser de manière abstraite.
Par conséquent, si, en dehors du support, je demande à Eugénie "peux-tu me dire le genre et le nombre de : les crayons", et qu'elle me répond "bleu, plusieurs", j'admets la réponse. Elle est parfaitement correcte. Très vite elle me dira "masculin pluriel", à force de voir les termes sur le support.

La preuve que cet exercice fonctionne et qu'elle a bien compris comment il fonctionne : elle a placé "les enfants" sur la ligne (en pointillés, rapport à l'aspirateur), en bas. Elle m'a expliqué qu'il y en a plusieurs, donc "ça va en bas", mais que "parfois on dit un enfant, parfois on dit une enfant, alors ça peut être les deux".
J'avoue que je n'y avais pas pensé, c'était pour moi du masculin pluriel, mais son explication se tient !

Par la suite, on a regardé de plus près les mots qui sont rangés dans la catégorie "pluriel". Je lui ai demandé de trouver leur point commun. Bien sûr, je me suis arrangée pour qu'il n'y ait que des pluriels réguliers (j'ai enlevé les vignettes les chevaux, mes yeux...). Elle s'est alors apercue alors qu'ils ont tous un s à la fin. Et hop, une règle de français découverte sans leçon magistrale préalable, encore une fois dans l'optique montessori. La règle est bien plus facilement assimilée, puisqu'Eugénie l'a formulée avec ses propres mots.


Caroline


samedi 11 mai 2013

Baume pour les mains très sèches

L'originalité de ce baume est de contenir de l'argile blanche. L'argile blanche est un excellent soin pour les peaux sèches ou irritées, en masque ou en cataplasme. J'ai donc pensé qu'elle avait sa place dans ce baume pour mains très sèches.
Comme l'argile verte, mais plus douce, elle est cicatrisante : ce baume sera donc en plus parfait pour les mains gercées ou crevassées.



Formule :

- 1 part de cera bellina (peut être remplacée par de la cire d'abeille vierge)
- 3 parts de beurre de karité
- 1 part d'huile de noix de coco
- 3 parts d'huile de jojoba
- 4 gouttes de vitamine E (facultatif)
- 2% du poids total en argile blanche.

Je n'avais pas envie de me casser la tête avec les calculs, j'ai donc fait très simplement : puisqu'il y a 8 parts au total, j'ai fait 80g de baume. Ce qui me donne les poids suivants :
- 10g de cire
- 30g de karité
- 10g d'huile de coco
- 30g d'huile de jojoba
- (4 gouttes de vitamine E)
- 1,6g d'argile blanche.

Faire fondre au bain-marie la cire et le karité (et la vitamine E), puis ajouter les huiles. Retirer du bain-marie, ajouter l'argile tout en continuant de mélanger pour qu'elle ne tombe pas au fond. Quand la préparation commence à épaissir, couler dans le pot, et laisser refroidir.

En une seule application, ce baume répare les mains abimées ou très sèches.

Caroline

vendredi 10 mai 2013

Que faire avec des céréales et pseudo céréales germées ?

Il se passe beaucoup de choses dans ma cuisine. Il y a toujours quelque chose qui trempe (le riz complet avant cuisson, des graines ou des céréales avant germination), qui germe, qui fermente (le kombucha ou le levain), qui lève (le pain), ou qui pousse (mais là, j'ai plus de mal, mon persil et mon basilic sont un peu faiblards).
Bref, ça grouille, ça vit !

Aujourd'hui je voudrais parler des céréales (et pseudo céréales) une fois germées : on en fait quoi ?? Moins faciles à utiliser de manière intuitive que les graines qui donnent du vert comme l'alfalfa, le brocoli, le cresson..., elles n'en sont pas moins fort intéressantes. Vivantes, elles apportent plein d'enzymes lorsqu'elles sont consommées crues. Si on les fait cuire, on perd cet apport, mais les nutriments qu'elles fournissent ne sont pas négligeables.

Voici les grains que je fais habituellement germer :
- le blé : riche en lipides dans le germe, en vitamine B1 (thiamine, soutient le système nerveux, réduit la fatigue, la dépression, favorise la digestion des sucres et apporte du tonus musculaire au cœur et aux intestins). Contient moins de gluten que le blé non germé.
- l'épeautre : très digeste, riche en magnésium (soulage le stress).
- le kamut : très digeste cru une fois germé, riche en protéines, en magnésium, en lipides, en zinc et en vitamine E (anti oxydant de choix, agit favorablement sur le syndrome prémenstruel, la jeunesse de la peau et des ongles, l'énergie en général).
- le seigle : lutte contre le mauvais cholestérol, améliore l'endurance, nettoie le sang, anti oxydant, riche en fibres.
- le quinoa (ce n'est pas une céréale) : sans gluten, graine de base dans l'alimentation des enfants et des personnes fatiguées, qualités nutritives exceptionnelles. Très riche en vitamines A (bétacarotène, nécessaire au bon fonctionnement de la vision, des bronches, des intestins ; favorise la croissance), B1 (cf. le blé), C (renforce le système immunitaire, anti fatigue, aide à la fixation du fer et soutient la croissance), D (participe à la fixation du calcium).
- le sarrasin (ce n'est pas une céréale) : très facile à digérer, sans gluten, riche en calcium, en rutine (vitamine P : augmente la résistance capillaire et facilite l'action de la vitamine C), très nutritif, très facile à consommer crue, recommandée pour les enfants en croissance.

Bon, d'accord, mais après la germination, on les consomme comment, ces petits grains ?

Les céréales (et pseudo céréales) germées déshydratées :
Pour bien les conserver, j'aime les déshydrater. 

Je mets ensuite dans le pain au levain, ce qui nous fait des pains au seigle germé, au blé germé, à l'épeautre germé...

Pain au levain au seigle germé
Le sarrasin germé déshydraté se grignote tel quel, en en-cas ou dans une petite boîte pour servir de dessert dans le bento. Il a un goût de biscuit... 
Ou bien il s'incorpore dans des chocolats faits maison, un brownie cru. 
On peut également en fourrer des pruneaux ou des dattes. 
Il sert de "céréale" dans un lait végétal au petit-déjeuner.
On le saupoudre sur une salade, pour apporter un croquant très agréable.

Polyvalent, j'aime en avoir toujours de côté.



De gauche à droite et de haut en bas :
seigle, blé, kamut, sarrasin (germés et déshydratés)


Les céréales (et pseudo céréales) germées, fraîches :

Le quinoa germé frais sert à faire du taboulé vivant, en remplacement de la semoule. La meilleure proportion est à mon goût 25% de quinoa pour 25% de persil plat haché et 50% de légumes (concombres etc).
Ou bien il se marie délicieusement dans toute salade composée, à laquelle il apporte ses protéines végétales (entre autres !).
Salade au quinoa germé

Le kamut germé s'incorpore également à n'importe quel type de salade.
Dois-je rappeler que les graines germées apportent satiété et vitalité très rapidement ? Une simple salade devient alors un plat complet très nutritif dès lors qu'on y ajoute quelques germinations... Essayez, vous verrez : pour une part habituelle dans son assiette, on est rapidement repu sans aucun sentiment de lourdeur.

Le blé germé devient des barres énergétiques.

Le sarrasin germé frais peut devenir un lait végétal, une base de crème dessert si on met moins d'eau que pour un lait, ou un petit plat vivant très nutritif et reminéralisant si on le marie avec des herbes et un assaisonnement tout simple.

 Évidemment, il y a encore mille et une manières de consommer ces grains germés. Ce ne sont que quelques modestes suggestions selon ce que nous pratiquons à la maison !

Caroline

PS : Comment faire germer les graines : c'est ici

mercredi 8 mai 2013

Pâte à tartiner au chocolat

... à tartiner, ou à manger à la cuillère tellement elle est bonne !!



Bonne au goût bien entendu, et bonne pour la santé, évidemment. Pas comme l'autre, là, pleine d'huile de palme...

Le plus rigolo, c'est qu'un ingrédient surprise s'est invité dans la recette... Impossible de le deviner en la goûtant, alors sûrement encore moins possible de le deviner en regardant les photos. À moins que vous ne soyez des habitués des blogs bio, végétariens, sans produits laitiers, et toutes ces choses-là ? Parce qu'alors, vous l'avez sûrement rencontrée quelque part, cette pâte à tartiner qui sort des sentiers battus... Pour ma part, j'ai été inspirée par Green me up, mais d'autres versions circulent.

Alors, qu'y a-t-il donc dans ce petit délice chocolaté ?

Du cacao, of course. Aucun mérite, même si personne ne vous l'a soufflé. Concentré de minéraux (magnésium, fer, potassium...) et d'anti oxydants, le cacao de bonne qualité est un aliment de choix.

On s'en douterait : un peu de sucre. Mais pas n'importe lequel ! Pas le blanc raffiné qui entraîne une acidification du corps, et qui l'oblige par là-même à puiser dans ses propres ressources en minéraux alcalins pour rééquilibrer le pH (d'où la déminéralisation si courante dans les sociétés modernes). J'ai mis dans cette recette du sucre de coco. Il offre non seulement un indice glycémique bas (interessant quand on consomme cette pâte à tartiner au petit-déjeuner, pour éviter le coup d'hypoglycémie du milieu de matinée), mais il apporte en plus du magnésium, du potassium, du zinc, des vitamines du groupe B, et des acides aminés.

Moins évident : des dattes. Les dattes apportent ici leur sucre naturel qui ne cause aucun dommage à l'organisme, ainsi que leur texture onctueuse. Encore une bonne provision d'anti oxydants et de magnésium ! Sans parler des fibres, bonnes pour le transit.

On peut également penser à un lait végétal, bravo. Il détend la pâte, la rend plus souple, moins compacte. J'ai choisi ici du lait de sarrasin, mais on peut opter pour du lait d'amande, de noisette, de noix, de cajou, de riz... J'aime le lait de sarrasin, car j'aime le sarrasin pour son goût et ses qualités nutritives : des protéines (le matin, les protéines sont indispensables), des minéraux (potassium, phosphore, magnésium, fer, zinc, calcium), des vitamines du groupe B et de la vitamine E, des fibres. Le sarrasin est de plus reminéralisant, très facile à digérer, très nutritif : c'est à mon avis LE grain des enfants (et des femmes qui allaitent).

Il y autre chose encore : du tahini. C'est de la pâte de sésame blond, mais optez pour de la purée d'amandes ou de noisettes sans problème, au contraire. Moi je n'en trouve pas ici. Cela dit, le tahini apporte calcium, protéines et vitamine E (anti oxydante).



Il y a tout ça dans cette pâte à tartiner au chocolat... Tout ça, et l'invité surprise. Sans qui la pâte ne se tiendrait pas d'ailleurs, puisqu'il n'est pas la cerise sur le gâteau, mais carrément les fondations de l'édifice...
Toujours pas d'idée ?
Allez, je donne des indices :
Cet ingrédient est très nutritif (quoi de mieux pour un petit-déjeuner ?), riche en protéines, en minéraux (du magnésium, du potassium pour rééquilibrer le pH du sang, du phosphore qui joue un rôle dans le maintien de la santé des os et des dents, du fer indispensable à la formation des globules rouges, du zinc qui participe à la réaction immunitaire et à la cicatrisation, du calcium, et d'autres encore !) et en vitamines du groupe B (notamment en B1 qui aide à transformer les glucides en énergie).
C'est également une très bonne source de fibres alimentaires qui sont ici associées à l'amylose, ce qui permet une digestion aisée mais lente : pas de risque de fringale en milieu de matinée !
On peut enfin dire de cet ingrédient qu'il fournit des anti oxydants d'excellente qualité.

Alors ?
Bon, je vous donne la réponse : des azukis !!! Eh oui, des légumineuses dans une pâte à tartiner au chocolat. Des haricots au petit-déjeuner ! Eh bien quelle trouvaille : les protéines des azuki associées aux protéines du blé complet du pain au levain donnent une combinaison protéinique complète, à savoir qu'elle contient tous les acides aminés essentiels. Magique !




Recette :

- 100g de haricots azukis (j'ai choisi les azukis parce que j'habite au Japon, mais j'aurais pris des haricots rouges si j'avais vécu au Mexique)
- 100g de dattes
- 90g de purée de sésame, de noisettes, d'amandes.
- 40 de cacao amer
- 100 à 200ml de lait végétal (j'ai mis 30g de sarrasin à tremper pendant 1 heure, puis je l'ai passé au blender avec 200ml d'eau, et j'ai tout utilisé sans filtrer)
- 4 cuillères à soupe de sucre (coco pour moi, rapadura ou autre pour vous si vous voulez)

Comment procéder :
1) La veille, mettre les haricots à tremper. Rincer l'eau le matin, et mettre à nouveau à tremper jusqu'au moment de faire la pâte à tartiner.
2) Faire cuire les haricots (je les ai fait cuire à la vapeur douce environ 20-30 minutes).
3) Sortir des haricots, et pendant qu'ils refroidissent, faire tremper les dattes dans l'eau de cuisson encore chaude (attention ! Uniquement si vos haricots sont bio ! Sinon, prenez de l'eau propre).
4) Mixer l'ensemble des ingrédients en ajoutant le lait végétal en fonction de la consistance souhaitée.

Cette pâte à tartiner se conserve dans un bocal au frigo, pendant 4 jours.

Caroline