samedi 8 juin 2013

Furikake fait maison

Le ふりかけ (furikake) est un condiment japonais sec qui se saupoudre sur le riz. Un indispensable dans le bento, un incontournable dans la vie d'un enfant japonais.



On le trouve dans le commerce sous forme de petits sachets aux goûts très différents et aux couleurs non moins douteuses : le furikake industriel est malheureusement bourré d'additifs (exhausteurs de goût, colorants, conservateurs...).
Il est pourtant si simple de le faire soi-même !



Mon furikake de compèt' ne s'en laisse pas conter : simple, bio et bourré de nutriments, il complète super bien un bol de riz tristounet.

La recette n'en est pas vraiment une (vous noterez que j'affectionne particulièrement les "recettes qui n'en sont pas vraiment" !) parce qu'on peut en fait y mettre un peu ce qu'on veut. Ce furikake comporte des wakame coupées en menus morceaux, des arame réduites en poudre au mortier, du sésame blanc en poudre, des graines de sésame noir entières, du thé vert en poudre, et du sel.

Mais on peut remplacer une algue par une autre : paillettes de nori, de dulse...
On peut omettre une variété de sésame et n'en choisir qu'une.
On peut ajouter des flocons de bonite séchée.
Du gingembre en poudre, ou du wasabi en poudre.
Certains y mettent également du sucre.

Soyons fous...
Ajoutons un tout petit peu de spiruline !
Déshydratons du kale, réduisons-le en paillettes, et hop avec le reste !
Une pincée de cayenne !

Pffff... ces recettes qui n'en sont pas n'ont pas de limite. La seule condition pour faire du furikake, c'est le sel. Soyez généreux en sel (sur la quantité et sur la qualité), n'oubliez pas que le furikake est un condiment, on n'en mange pas un bocal entier sur son bol de riz...

Caroline

vendredi 7 juin 2013

Crème dessert caroube-vanille (sans produits laitiers)

L'histoire, c'est qu'on m'avait offert de la vanille de Tahiti qui dormait dans mon placard. Un autre jour, on m'avait donné un pot de poudre de caroube qui s'est également endormi dans mon placard.
Et puis j'ai fait des lasagnes (vegan), et le restant de mon litre de lait de soja a failli lui aussi s'endormir, mais dans le frigo.
Et ce matin, je me suis réveillée en me disant : ça suffit, il faut secouer tout ce petit monde. 

Comment combiner ces 3 belles au bois dormant ? Pas de prince charmant à l'horizon donc pas de bisou, mais une gentille fée avec une cuillère en bois en guise de baguette magique : Flo Makanai !
Ses petits pots à la pâte de dattes sont sans sucre ajouté, j'ai triché j'ai mis du sirop d'érable pour bien réveiller mes belles au bois dormant.




Crème dessert caroube-vanille

Ingrédients

  • 1/2 litre de lait végétal (de soja pour moi)
  • 25g d'arrow root (Flo propose d'autres fécules en même quantité : tapioca, maïs)
  • 20g de caroube en poudre (vous pouvez remplacer par du cacao)
  • 2 vieilles gousses de vanille (vous avez le droit d'en mettre une seule, plus jeune et plus pimpante)
  • 3 cuillères à soupe de sirop d'érable

Réalisation

1 - Délayer la fécule et la caroube (ou le cacao) dans le lait, dans une casserole.
2 - Ajouter la vanille.
3 - Faire chauffer doucement sur feu doux, afin que l'arôme de la vanille commence à imprégner le lait.
4 - Augmenter un peu la chaleur (jusqu'à feu moyen) sans cesser de mélanger.
5 - Quand le mélange a épaissi, retirer du feu, couvrir, et laisser infuser la vanille pendant le tiédissement.
6 - Retirer la vanille, et verser la crème dans des petits pots. Laisser complètement refroidir, et placer au frigo.

Miam !

Caroline

jeudi 6 juin 2013

Des tartinades protéinées pour tous les goûts !

La tartinade, c'est la pâte à tartiner que l'on peut décliner à l'infini. On en trouve plein dans le commerce, des sucrées, des salées. Mais il y a toujours des ingrédients pas très nets dedans...
Les faire à la maison c'est
facile
rapide
créatif
sain

Avoir toujours une tartinade dans le frigo, ça permet de faire beaucoup de choses : compléter un repas, préparer un snack rapidement, agrémenter des crudités, servir de base à un sandwich...

Mais chez nous en ce moment, la tartinade, c'est surtout pour le matin. Et comme un petit-déjeuner protidique est nettement plus sain que son équivalent glucidique, je concocte des tartinades protéinées régulièrement.

Pourquoi faut-il consommer des protéines le matin ? Une histoire d'hormones.

1 - Parce que l'hormone qui augmente l'appétit, la ghréline, est sécrétée plus tard après un petit-dèj protidique qu'après un petit-dèj glucidique. Donc on a faim moins tôt et on peut attendre l'heure du déjeuner sans problème.

2 - Parce que les glucides favorisent la somnolence en fin de matinée. En effet, un repas riche en glucides augmente la production de sérotonine, l'hormone du sommeil. Trop de sérotonine : baisse de vigilance ! Au contraire, un repas riche en protéines augmente la production de dopamine, qui stimule l'éveil, la vivacité, l'état d'alerte.
Avec des protéines le matin, plus de coup de pompe vers 11h, ce qui est essentiel pour les enfants à l'école (et éventuellement les plus grands au travail, à vous de voir).

Conclusion : 
Le petit-déjeuner français/occidental composé de pain blanc, miel ou confiture (et vous reprendrez bien un verre de jus d'orange ?!) ou de céréales sucrées dans du lait (le lait de vache contient du lactose qui est un sucre rapide et les yaourts sont généralement sucrés et rarement consommés tels quels), est une aberration.
Le breakfast anglais avec ses œufs au bacon (et souvent une saucisse en bonus) est trop riche en graisses.
Le petit-déjeuner japonais est parfait : riz, soupe au miso souvent servie avec du tofu et des algues (protéines végétales), poisson (protéines animales) et légumes fermentés.

Seulement moi le matin, j'ai déjà les bentos à préparer, alors je n'ai pas le temps de cuisiner un petit-déjeuner japonais. Alors, quand je n'ai pas un reste de riz que les enfants adorent manger avec du shoyu et des algues, je mise sur un compromis : la tartine à la française (mais au pain complet qui apporte des protéines), et la tartinade protéinée.

J'ai une recette de pâte à tartiner au chocolat, riche en protéines. Le beurre d'amande est également un excellent apport protéiné le matin. Mais en ce moment, on est plutôt au salé, le matin. Je vous présente donc mes petites tartinades du matin, du midi, du soir, de n'importe quelle heure en fait !

Note : je ne suis pas très précise dans mes proportions, c'est vrai... Parce que je ne suis pas de recette, à part celle que m'indique spontanément le contenu de mon frigo ou de mes placards. Mais bon, il suffit d'ajouter les ingrédients un par un, de goûter, de rectifier l'assaisonnement... de laisser faire son imagination et sa créativité. Après tout, la cuisine n'est pas une science exacte et c'est tant mieux !



Tartinade de tofu aux fanes de carotte



Mixer :

  • 1 bloc de tofu ferme
  • une poignée de fanes de carottes bio lavées et essorées
  • 1 gousse d'ail
  • un peu de levure alimentaire (nutritional yeast), au goût
  • du sel
  • du poivre
(Se conserve 2-3 jours au frigo)





Tartinade aux noix de cajou et aux herbes aromatiques



Mixer :

  • 100g de noix de cajou trempées une nuit
  • 60g de graines de tournesol
  • 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
  • 50g d'herbes aromatiques au choix (soit une seule variété, soit un mélange)
  • 1 petite gousse d'ail ou 1/2 plus grosse
  • de la levure alimentaire (nutritional yeast), au goût
  • de l'eau (si nécessaire)
(Se conserve 1 semaine au frigo)





Houmous



Mixer :
  • des pois chiches cuits ou en boîte (j'utilise pour l'houmous des pois chiches concassés : après une nuit de trempage, je les rince, je les recouvre d'eau salée, je mets sur le feu et dès l'ébullition, je coupe le feu et je place dans ma marmite norvégienne : la cuisson va se poursuivre toute seule dans le cuiseur thermique, et le soir je n'ai plus qu'à égoutter les pois chiches)
  • un peu de tahini
  • une gousse d'ail
  • une échalote ou 1/4 d'oignon
  • du jus de citron
  • de l'huile d'olive
  • du cumin en poudre
  • du sel
  • du poivre
Présenter avec un filet d'huile d'olive et un peu de paprika en poudre.

(Se conserve 1 semaine au frigo)

Les protéines le matin... pensez-y !

Caroline

mardi 4 juin 2013

No steak (réflexions, #1)

Nous ne sommes pas complètement végétariens. Mais nous sommes sur le chemin qui y mène.
Ça a commencé par une expérience assez désastreuse en matière de santé (une semaine de viande à tous les repas) et la découverte de la notion d'équilibre acido-basique. Comprendre à quel point les protéines animales acidifient l'organisme et rendent le terrain favorable aux inflammations m'a décidée à diminuer mes achats en viande et poisson (ce qui nous manque le plus, ce sont les sushi, mais de toute manière depuis Fukushima c'est le genre de choses à éviter...).
Mais j'achetais encore du jambon par exemple, parce que c'est tout de même bien pratique dans le bento des enfants.

Et puis le cheminement s'est accéléré lorsque Mathurin a commencé ses recherches en matière de malnutrition dans le cadre d'un projet mené à l'école en relation avec les Nations Unies. La malnutrition, c'était son sujet personnel et il a passé l'année dessus. Il rentrait le soir en me disant des choses comme "Tu te rends compte Maman qu'à cause de notre consommation de viande, des gens meurent de faim dans l'hémisphère sud ?". Heu... ui... Il me montrait des tableaux, des chiffres... Jusqu'au jour où il m'a demandé de ne plus acheter de jambon pour le bento.

Alors je l'ai suivi parce qu'il parlait à ma conscience, et par la force des choses, Eugénie et Takaya ont également suivi. Parfois, Eugénie râlait, et demandait du poulet... L'argument qui avait convaincu Mathurin ne pouvant pas trop la marquer, elle est trop petite, il lui parlait du droit des animaux et de leur souffrance. Et, oui, elle trouvait que c'était dégoûtant de découper les cochons en morceaux, c'est mignon, les cochons.

Et peu à peu, des habitudes plus végétariennes se sont installées. Plus de viande à la maison (et presque plus de poisson : il me reste des boîtes de sardines que j'achetais en grosses quantité en France), et de plus en plus, le tri des morceaux de viande au restaurant quand il n'y a pas de plat totalement végétarien.

Et puis, la lecture de ce livre : No steak, d'Aymeric Caron. (1er billet sur le livre ici).



 J'en ai déjà parlé ici pour ce qui concerne les produits laitiers. Mais bien entendu, il m'a fait réfléchir sur d'autres aspects, ou a confirmé ce en quoi je croyais déjà.
Je voudrais partager avec vous certaines citations qui m'ont particulièrement parlé. Pêle-mêle, les voici :



Une calorie d'origine animale ne peut elle-même être obtenue qu'à partir de plusieurs calories d'origine végétale (il faut bien nourrir le bétail !) [...] Plus des trois quart des terres agricoles de la planète sont désormais consacrées au bétail.
Et là, c'est Mathurin qui a raison : nous entretenons la malnutrition (terme qui intègre la notion de sous-nutrition) volontairement. Avant, on pouvait dire "je ne savais pas". Mais plus maintenant.



1 kilo de viande = une année de douche
J'y pense chaque fois que je prends ma douche ! Quand on sait que l'eau est une denrée de plus en plus rare sur Terre... Et quand on pense, bien sûr, que nombreux sont ceux qui n'y ont même pas accès...



On passe son temps à mettre un voile sur certains épisode douloureux de son passé, mais aussi sur une partie du monde qui nous entoure. Il y a des choses que l'on préfère ignorer, car si nous y réfléchissions réellement, elles nous empêcheraient d'être tout à fait bien dans nos baskets.
C'est bien vrai, mais c'est en faisant l'autruche qu'on se prend les plus beaux coups de pied au cul. Moi la première, je refuse de voir des vidéos tournées dans les élevages industriels de vaches ou de poulets parce que je ne veux pas être hantée par ces images. Je ne veux pas que mes enfants les voient. Mais on peut en parler, non ? Et si la discussion dérange, c'est la preuve qu'on a une conscience, ce qui est plutôt une bonne nouvelle parce que justement, on la cherchait, la conscience.



A-t-on jamais vu une école organiser une sortie pédagogique dans un abattoir ? Jamais. Pourquoi ? D'où vient cette pudeur qui nous force à taire aux enfants le sort que nous réservons aux animaux ? [...] Que cherche-t-on au juste en masquant ainsi la vérité ? S'agit-il d'épargner un traumatisme à de jeunes esprits ? Si c'est le cas, alors cela atteste que nous avons conscience du degré de violence que nous infligeons aux animaux.
La conscience, justement...




[...] même la finitude humaine est plus facile à expliquer à un enfant que la tranche de jambon dans l'assiette.
Ça me rappelle les discussions à table tiens... Quelle distance incommensurable entre le joli cochon tout rose la queue en tire-bouchon de l'imagerie des livres (ou la peluche si douce et si mignonne qu'on donne à l'enfant, qu'il cajole et qu'il aime), et la tranche de pâté dans l'assiette...
Mumu la p'tite vache. La relation avec
la tranche de steak ?
Eugénie avait compris que l'un et l'autre ne faisaient qu'un depuis un moment déjà, mais c'est quand elle a essayé de les relier, et de tracer le chemin qui menait du cochon sur pattes au pâté dans l'assiette, qu'elle a eu mal. Avec des questions précises s'il vous plaît : pour être découpé, le cochon, il doit être mort... mais comment il meurt ? quoi, il ne meurt pas tout seul (genre ça serait plus acceptable d'être des charognards) ? alors qui le fait ? et comment ????
Bien vite elle évacuait ces idées tout à fait saugrenues de sa tête : on n'allait quand même pas jeter de la nourriture. Mais les idées ont fait leur chemin, et maintenant, elle sait. Sans images, en mots simples, mais au moins on n'a pas cherché à lui cacher la vérité.
Je ne dis pas qu'elle ne se laisse pas tenter par un plat quand on lui en offre, quand elle prend un repas chez une copine. Elle n'a pas été élevée dans cette conscience depuis qu'elle est née, ça fait moins d'un an que nous en parlons. Mais au moins, elle sait.

L'autre jour, Mathurin mangeait son bento à l'école à la même table que quelques amis et leur enseignant. Ils ont commencé à parler de ça, justement : pourquoi mangeons-nous les animaux, et pourquoi certains refusent de les manger ? Un copain a proposé l'argument nutritionnel : "Parce que ça rend fort". L'enseignant (non végétarien), lui a répondu : "Regarde le cheval. Il court vite. Et pourtant il ne mange que de l'herbe. Alors, ça rend fort la viande ?". Ils ont bien dû admettre que non. Après discussion, ils ont décidé que les gens mangent de la viande uniquement pour leur plaisir (pour le goût). Mathurin a gentiment proposé que faire quelque chose pour son propre plaisir au détriment de la vie des autres, est-ce que c'est vraiment acceptable ? Parce qu'ils sont tous d'accord pour dire que c'est mignon, un cochon, et une poule c'est rigolo, et la vache si paisible...
Le problème, c'est justement ce dont parle Caron : la relation entre le doux agneau dans son pré et le gigot dans l'assiette. On leur cache volontairement cette vérité. Or comme me l'a répété des milliards et des milliards de fois ma maman : "Dans la vie, on peut tout dire, ça dépend comment on le dit". Je suis sûre qu'on pourrait (devrait, mais c'est un autre registre !) expliquer cette réalité aux enfants. Sans leur faire visiter d'abattoir, sans leur projeter de vidéos, sans même leur montrer une seule photo. Et là, je suis prête à parier que beaucoup d'entre eux choisiraient d'eux-mêmes de diminuer leur consommation de produits animaux (viande et poisson). Nos enfants sont intelligents, c'est nous qui brimons leur intelligence.



À suivre...

Caroline

dimanche 2 juin 2013

Salade cubaine aux pois chiches



La cuisine cubaine, je ne connais pas du tout. D'où ce billet, bien sûr.
En fait dans la classe de Mathurin, le thème du potluck de fin d'année c'est justement la cuisine cubaine. Il a bien fallu que je parte à la recherche d'une recette qui me convienne et qui plairait à des affamés de 9 à 11 ans - sachant quand même que je ne serai pas la seule à cuisiner non mais ho, ils sont 15 et moi je fais pas "restauration collective".

Et donc, j'ai choisi cette salade de pois chiches. Avant de me lancer et de la cuisiner pour le potluck, je l'ai faite pour nous à la maison. Histoire de voir, quoi.

Et ma foi, c'était super bon ! Eugénie a demandé la même pour sa classe - heureusement ça n'est pas thématique chez elle, parce que je ne me voyais pas arriver avec ma salade cubaine pour un potluck italien. Bref.

Pour une fois, je n'ai pas changé grand chose à la recette d'origine (cf. ici). Mais quand même : à la place du poivron vert requis, j'ai mis un poivron orange. Parce que je suis contre et résolument contre le poivron vert, du moins sa consommation. Si un jour je me décide à descendre dans la rue pour initier une manifestation, ce sera contre la consommation de poivron vert. Heureusement, je suis plutôt réservée comme fille, donc il y a peu de chances pour que je me lance dans l'activisme contre la consommation de poivron vert, ce qui m'évitera un certain ridicule.

Heureusement, certains ont le courage de leurs opinions.
Merci Mathurin pour ta contribution !

En attendant, savez-vous que le poivron vert est en fait un poivron pas mûr, donc carrément indigeste ? Pourquoi manger des choses qui ne sont pas arrivées à maturité et qui vous provoqueront des maux de ventre ou du moins une digestion difficile ? Autant attendre que ce merveilleux poivron mûrisse et nous fasse profiter de ses nombreux bienfaits, les antioxydants notamment ! Et puis, le poivron mûr (jaune, orange, rouge) est un fruit (oui, un fruit pas un légume) al-ca-li-ni-sant. Au risque de me répéter, l'équilibre acido-basique est un pilier de la santé.
Autre grief contre le poivron vert : c'est un allergène pour les personnes qui souffrent de rhume des foins. Laissons donc le poivron vert devenir un poivron jaune, ou orange, ou rouge (selon le degré de mûrissement) !! Longue vie au poivron !!




Salade cubaine :


  • 2 boîtes de pois chiches en conserve (j'ai été lazy, la prochaine fois je ferai cette salade à partir de pois chiches secs, trempés une nuit et cuits à la vapeur douce, ça sera encore meilleur)
  • 1 poivron orange coupé en dés
  • 1 poivron jaune coupé en dés
  • plein de tomates cerises coupées en 2
  • des olives noires
  • 1/2 oignon coupé en dés
Mélanger les légumes dans un saladier.


Sauce :

    • le jus d'un citron
    • 50ml d'huile d'olive
    • 1/2 cuillère à café de sel
    • 1 cuillère à café de cumin en poudre
    • 1 gousse d'ail râpée
    • du poivre noir
Mettre ces ingrédients dans un petit mixeur, ou un shaker (shaker pour moi), puis assaisonner la salade avec cette sauce.

Mettre au frais avant de déguster (pendant que vous allez manifester dans la rue contre la consommation de poivron vert par exemple).

Caroline

Volontariat après le tsunami 2011

(Par Mathurin)

11 mars 2011. Tremblement de terre de magnitude 9 au Japon. Grand tsunami sur la côte du Tohoku.
Je crois qu'on ne diffuse plus d'information du grand tsunami à la télé mais il reste encore plein de boulot à faire. Il n'y pas très longtemps, Papa et moi sommes allés à Arahama, près de Sendai pour aider les gens là-bas pour nettoyer les dégâts du tsunami. C'était très dur de voir tous ces dégâts.

J'ai remarqué qu'il y a beaucoup de plantations de riz.


Devinez quelle sorte d'arbre on voit au fond. Ce sont des pins. Moi-même je croyais que c'était des palmiers, mais le tsunami a rasé toutes les feuilles et les branches en bas. La mer est juste en bas de la colline. On peut encore voir quelques pins qui ont été couchés par le tsunami.


Dans cette photo on peut voir les fondations des maisons et une maison qui a tenu le coup. La maison qu'on peut voir a un trou dans le mur. Pendant ce séjour dans le Tohoku, j'ai vu plein de restes de fondations, et dans les fondations on pouvait voir les restes de la salle de bain avec sa baignoire, la cuisine avec son parquet, l'entrée, et j'en passe.



Et voilà le champ dans lequel le groupe, Papa, et moi avons travaillé. Pour ce travail, on devait creuser et déterrer tout les débris. C'est surprenant tous les débris qu'on a trouvés : bouts de rails tordus, (longs de 120 cm), gros rochers, (lourds de 2 kilos), des puces d'ordinateur cassées, des cartes de jeux déchiquetées, de la corde, des poids de pêche...
Il y a un bâtiment dans le fond, c'était un magasin de voitures ; maintenant, les ouvriers stockent leurs camions dedans.



Sur cette photo on peut voir des débris orange par terre et des maisons qui ont été reconstruites. On peut aussi mieux voir les pins. On ne dirait vraiment pas des pins!



Cette maison a bien souffert au rez-de-chaussée... Je crois qu'en bas c'était un magasin parce qu'il y a un écriteau qui resemble à celui d'un magasin. Elle a quand même bien souffert. Je ne sais pas comment elle tient.



Pour cette maison, c'est l'exterieur qui a souffert. Le mur a plein de trous qui font des courants d'air.



Ceci est l'interieur d'un garage. Je pense que la porte était fermée mais le tsunami a dû la prendre. Ça me fait mal de penser qui'il y avait des gens qui habitaient là avant. L'aspirateur est bien visible, le filtre à air aussi. Le papier mural au fond est en train de s'enlever.



Pour les 2 photos suivantes, les petits drapeaux jaunes que vous pouvez voir veulent dire que les gens qui habitaient là avant et qui ont dû évacuer veulent revenir y vivre. Ça m'a fait un gros truc au cœur de voir ça.





Deux photos d'arbre et de poteau téléphonique juste à côté de la mer. 





Et une photo d'un poteau et de fondations. Le vélo je ne sais vraiment pas ce qu'il faisait là.




Voici des digues sur la mer.



Ce paneau m'a fait penser à quelqu'un (un groupe) qui était heureux là où il était. Ça m'a très ému.


Mathurin

samedi 1 juin 2013

Salade de daikon au sésame


Le daikon est un légume très populaire au Japon. C'est un très gros radis blanc, d'ailleurs 大根 est formé de deux kanjis dont le premier signifie "gros", et le deuxième "racine". La grosse racine.

Gros, je vous dis. 2, 156 kg, celui-ci !

Et ici, on le mange sous toutes les formes, à toutes les sauces. Il faut dire que nutritionnellement parlant, ce légume est très intéressant : du potassium, des folates, de la vitamine C, je préfère le consommer cru pour ne rien abimer.

J'en fais une salade croquante que je peux servir autant au dîner que dans le bento des enfants.

Pour 4 personnes :

- 1/2 daikon (la moitié haute, côté feuilles, qui est moins piquante)
- une petite poignée d'arame sèche (c'est une algue)
- 1/2 cuillère à soupe de sésame (noir ou blond ou les deux mélangés)
- 1/2 cuillère à soupe de mirin (sorte de sake très doux)
- 1/2 cuillère à soupe de shoyu (sauce soja fermentée)

1) Le daikon
Raper le daikon dans un grand bol, le saupoudrer de sel et bien mélanger à la main. Laisser dégorger pendant une heure, tout en mélangeant de temps en temps.
Le rincer sous l'eau courante pour enlever le surplus de sel.
Bien presser afin d'éliminer un maximum d'eau.

2) Les arame
Placer les arame dans un bol d'eau, et les laisser se réhydrater pendant 10 minutes.

3) L'assaisonnement
Écraser les graines de sésame au mortier pour obtenir une poudre, puis les mettre dans un petit bol et ajouter le mirin et le shoyu. Bien mélanger.

4) La salade finale
Disposer le daikon pressé dans un saladier, les arame sur le dessus, et enfin assaisonner avec la sauce.

Cette salade se conserve deux jours au frais dans un récipient hermétique.

Caroline